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Fatigue chronique : quand le corps et le mental sont épuisés, comment retrouver de l’énergie ?

Fatigue chronique : quand le corps et le mental sont épuisés, comment retrouver de l’énergie ?

Plus jeune, je n’avais pas idée de l’existence d’états « intermédiaires » en santé : ceux où l’on ne se sent pas bien… sans être malade pour autant. Ceux où les analyses sont “normales”, où les examens ne révèlent rien de particulier, et où pourtant, le quotidien devient plus lourd. Une fatigue persistante, des difficultés de concentration, une humeur plus fragile… autant de signaux, qui gâchent le quotidien, et qu’on apprend souvent à minimiser.

Avec le temps (et grâce notamment à mes cours à l’IIN), je comprends que l’absence de diagnostic ne signifie pas forcément l’absence de déséquilibre. Que certains symptômes peuvent s’installer durablement sans relever d’une pathologie clairement identifiée, et qu’il existe des approches, comme la médecine fonctionnelle ou certaines pratiques de santé holistique, pour mieux comprendre ce qui se joue dans le corps. Aujourd’hui, à 45 ans, je sais une chose : l’énergie n’est pas perdue. Cependant, elle ne revient pas par hasard. Elle se reconstruit, patiemment, petit geste après petit geste.

Cet article est pour toutes celles qui se reconnaissent dans ces lignes : celles qui se lèvent épuisées, se couchent tard faute de pouvoir lâcher prise, vivent des crises d’angoisse ou une humeur stagnante, mais qui continuent à chercher des solutions pour retrouver un peu d’élan.

Fatigue chronique: quand l’épuisement physique et mental s’installe durablement

La fatigue chronique ne se résume pas à un simple manque de sommeil. C’est une lassitude profonde, à la fois physique et mentale, qui s’installe progressivement. Dans mon cas, elle s’est construite sur près de dix ans. Durant cette période, j’étais très investie dans mon travail (mais aussi dans une vie sociale riche, rythmée par des afterworks avec des collègues que j’appréciais énormément). Peu à peu, certains signes sont apparus : un sommeil non réparateur, un visage gonflé (et un corps gonflé aussi), une baisse de motivation, des difficultés de concentration, l’impression que mes pensées devenaient plus lentes… comme si le corps, lui aussi, fonctionnait au ralenti.

J’ai longtemps attribué ces changements au stress, à l’âge (péri-ménopause?) ou aux responsabilités du quotidien. Pourtant, il ne s’agissait pas simplement d’une période difficile, mais d’un épuisement qui s’installait dans la durée, le signe qu’un corps et qu’un système nerveux ne parvenaient plus à récupérer pleinement (mais je ne le comprenais pas).

L’épuisement physique à la quarantaine: les causes éventuelles

À la quarantaine, l’épuisement physique ne se résume plus seulement à un manque de sommeil ponctuel. Ce n’est pas tant l’âge en lui-même qui est en cause, mais parfois l’accumulation silencieuse de plusieurs années passées à fonctionner sans réelle récupération. Des changements hormonaux progressifs peuvent influencer le métabolisme, la qualité du sommeil ou encore la capacité à récupérer après un effort. Les mitochondries, responsables de la production d’énergie dans nos cellules, peuvent également devenir plus sensibles au stress chronique, à la sédentarité ou à une hygiène de vie déséquilibrée installée au fil du temps. Dans ce contexte, le système digestif et le foie (impliqués dans la gestion de l’inflammation et des toxines) peuvent eux aussi être davantage sollicités.

Lorsque ces mécanismes de régulation sont mis à rude épreuve pendant plusieurs années, la récupération devient plus lente et une fatigue persistante peut s’installer. Cela ne signifie pas que cette période de la vie rime avec déclin. Au contraire, c’est souvent un moment charnière qui invite à réajuster ses habitudes pour soutenir durablement son énergie.

L’épuisement mental après 40 ans: un système nerveux en alerte

Après 40 ans, l’épuisement mental peut s’exprimer de manière plus marquée, notamment lorsque le système nerveux a été maintenu en état d’alerte pendant de longues périodes. Les capacités de concentration, de mémoire ou de prise de décision peuvent sembler altérées. Le cerveau, dépendant de neurotransmetteurs produits à partir de nutriments et en lien étroit avec la santé intestinale, peut fonctionner de manière moins fluide en période de stress prolongé ou de sommeil non réparateur. À cela s’ajoute souvent une charge mentale différente : accompagner ses enfants tout en voyant ses propres parents vieillir peut générer de nouvelles inquiétudes et une vigilance constante. Cet “entre-deux” de la vie, entre responsabilités familiales, professionnelles et préoccupations de santé, peut entretenir un état de tension difficile à relâcher.

Là encore, il ne s’agit pas d’une fatalité liée à l’âge, mais parfois du signal qu’un système nerveux a besoin de retrouver des conditions favorables à la récupération.

Fatigue chronique: quand le corps et le mental s’influencent

À cet âge, l’épuisement physique et mental peuvent s’auto-alimenter. Un manque de récupération physique peut impacter la clarté mentale et l’humeur, tandis qu’un stress chronique peut maintenir le corps en état d’alerte. Peu à peu, un cercle s’installe : le sommeil devient moins réparateur, la digestion plus sensible, l’énergie plus fluctuante. Avec les années, certaines habitudes de vie (comme le fait de travailler tard, la sédentarité, le fait de négliger le mouvement ou de repousser les signaux du corps) peuvent également contribuer à maintenir cet état de fatigue.

Pendant longtemps, le travail a parfois été pour moi une façon de ne pas m’arrêter, de ne pas ressentir… jusqu’à ce que le corps impose lui-même un ralentissement.

Femme de 45 ans assise devant son ordinateur dans un intérieur cosy, illustrant la fatigue mentale et les difficultés de concentration liées à la fatigue chronique après 40 ans.

Peu à peu, j’ai réalisé que retrouver de l’énergie ne passerait pas uniquement par le repos, mais par des ajustements progressifs dans mon quotidien. Pas forcément des changements radicaux, mais des habitudes simples à intégrer, une chose à la fois.

Retrouver de l’énergie : des pistes pour soutenir le corps et le système nerveux

Améliorer le sommeil en agissant sur le système nerveux

Pendant longtemps, mon sommeil n’était pas réparateur. Il m’arrivait de me réveiller la nuit ou le matin dans un état de fatigue tel que, parfois, j’en pleurais. J’ai appris que le sommeil ne se “rattrape” pas simplement en se couchant plus tôt, mais qu’il se prépare dès le réveil.

Certains spécialistes, comme Andrew Huberman, insistent sur l’importance de l’exposition à la lumière naturelle le matin pour soutenir le rythme circadien. C’est dans ce contexte que j’ai commencé la luminothérapie, qui peut notamment participer à la régulation du cortisol. À l’inverse, l’exposition aux écrans le soir (qu’il s’agisse du téléphone ou de l’ordinateur) peut retarder l’endormissement et perturber la récupération. Dans mon cas, apaiser le système nerveux par la respiration et la cohérence cardiaque est devenu nécessaire pour favoriser l’endormissement.

Soutenir le système lymphatique et la récupération physique

À défaut de pouvoir m’offrir régulièrement des massages ou des drainages, j’ai appris certaines techniques manuelles simples à réaliser à la maison pour soutenir la circulation lymphatique, en complément du brossage à sec. Mes jambes sont lourdes (et mon visage bouffi). Soutenir la lymphe, dans mon cas est vraiment nécessaire. Des spécialistes comme Fleur Boschel (@lamaindefleur) ou Chloé SoulSun partagent des approches accessibles pour favoriser le drainage lymphatique au quotidien.

Le mouvement doux, inspiré notamment du tai chi (comme les mouvements circulaires des bras ou les sauts légers) peut également contribuer à stimuler la circulation et à soutenir la récupération. Dans mon cas, j’ai intégré le tai chi le matin.

Femme de 40 ans pratiquant un auto-massage doux près d’une fenêtre dans un intérieur cosy pour soutenir son système nerveux et réduire la fatigue chronique

Adapter son mode de vie à ses besoins physiologiques

Aujourd’hui, j’essaie d’adapter mon alimentation et certaines habitudes à mon cycle menstruel, comme le suggèrent certaines approches en santé hormonale, notamment celles de la Dre. Mindy Pelz. Lorsque cela me convient, je pratique également le jeûne intermittent. Mais, ayant plusieurs déséquilibres (digestifs, hépatiques, thyroïdiens, ou liés aux neurotransmetteurs), j’ai compris que je ne pouvais pas me reposer uniquement sur les compléments alimentaires. Dans mon cas, intégrer quotidiennement du bouillon d’os est une manière simple de soutenir l’intestin par l’alimentation, plutôt que d’ajouter un complément supplémentaire. Le bouillon d’os me permet de casser le jeûne intermittent comme proposé par Mindy Pelz.

Compléments alimentaires : un soutien À ENVISAGER AVEC ACCOMPAGNEMENT

Certains compléments peuvent être proposés en soutien, notamment le magnésium bisglycinate, les oméga-3 (pour la santé cérébrale), la coenzyme Q10 pour l’énergie cellulaire ou encore la vitamine D. Cependant, ces recommandations doivent idéalement s’inscrire dans un suivi personnalisé. Une approche comme la médecine fonctionnelle peut aider à explorer les causes possibles d’une fatigue persistante à l’aide d’un bilan plus complet.

Il est aussi utile de se rappeler que le foie est un organe clé de détoxification et de transformation dans l’organisme. Multiplier les compléments sans accompagnement n’est donc pas toujours anodin, surtout lorsque le foie est déjà fragilisé, comme cela peut être le cas en présence d’une stéatose hépatique.

Mieux se connaître pour mieux récupérer

À la quarantaine, il devient également essentiel de mieux se connaître : savoir ce que l’on veut, ce que l’on ne veut plus, apprendre à nommer ses émotions, s’observer, se respecter. Mettre en place de nouvelles habitudes demande du temps. Tout n’est pas à faire, et tout ne conviendra pas à tout le monde. Certaines personnes apprécieront les automassages lymphatiques, d’autres non. Certaines intégreront des douches froides, d’autres préféreront d’autres approches. L’essentiel reste de choisir des pratiques avec lesquelles on se sent alignée, et de les intégrer progressivement. Une chose à la fois.

Avec toute ma bienveillance,

Daniela

Pivoines

Fatigue chronique : un guide pour retrouver des étincelles d’énergie

Et si on faisait le premier pas, en douceur ?
J’ai rédigé ce mini-guide pour vous aider à comprendre la fatigue chronique et à poser des gestes simples mais puissants pour commencer à retrouver de l’élan. Pas de promesses miracles, juste des bases concrètes pour : calmer le système nerveux, soutenir notre énergie naturellement, et remettre un peu de lumière dans nos journées.

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⚠️ Avertissement

Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.

A propos de l'auteur

Daniela J.

Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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