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Fatigue chronique : quand le corps et le mental s’écroulent… et qu’on doit avancer

Fatigue chronique : quand le corps et le mental s’écroulent… et qu’on doit avancer

Il y a quelques années, je n’aurais jamais pensé écrire un jour sur la fatigue chronique, l’anxiété et ce vide intérieur qui s’installe peu à peu dans la vie. Je croyais que tout cela passerait, qu’un peu de repos suffirait, que le temps arrangerait les choses. Mais il n’en a rien été. Aujourd’hui, à 44 ans, je sais une chose : l’énergie ne revient pas par hasard. Elle se reconstruit, patiemment, petit geste après petit geste. Et même si mon corps et mon mental ne sont pas encore là où je voudrais qu’ils soient, je commence à sentir, timidement, les premiers changements.

Cet article est pour toutes celles qui se reconnaissent dans ces lignes : celles qui se lèvent épuisées, se couchent tard faute de pouvoir lâcher prise, qui vivent des crises d’angoisse ou une humeur stagnante, mais qui continuent à se battre pour retrouver un peu d’éclat intérieur.

Quand la fatigue chronique devient une compagne de vie

La fatigue chronique n’est pas qu’un manque de sommeil. C’est une lassitude profonde, physique et mentale. Dans mon cas, elle s’est installée insidieusement : moins de motivation, moins de concentration, l’impression que mes pensées sont ralenties. J’ai longtemps mis ça sur le compte du stress, de l’âge, des responsabilités. Mais ce n’est pas l’âge. Et, ce n’est pas “dans ma tête”. C’est un corps qui ne suit plus.

Et puis, il y a ce que je ne dis pas souvent… mon surpoids, mes douleurs physiques et mentales, j’en ai honte. Je n’en parle presque jamais. Quand je tente d’en parler, je vois dans certains regards une pointe de jugement, ou peut-être est-ce moi qui la ressens ainsi… Dans mon entourage, j’ai l’impression d’être la seule dans cet état.

Marcher est devenu douloureux… et j’ai que 44 ans (mes articulations me lancent, et ce syndrome de traversée thoraco-brachial m’épuise). Mon obésité me pèse au sens propre comme au figuré. Je fuis les rencontres, et quand je croise quelqu’un, je souris pour faire bonne figure. Personne ne sait vraiment comment je me sens.

Le père de mon fils, lui, le sait. Mais cette fatigue dure depuis si longtemps qu’il a fini par baisser les bras pour moi. Je ne suis plus la même qu’avant, et je le sais. Pourtant, je sens au fond de moi que cette femme-là, celle que j’étais, est toujours là quelque part. Je la cherche.

Pivoines

💚 Un pas après l’autre… ça commence ici.

Fatigue chronique : un petit guide pour retrouver des étincelles d’énergie

Et si tu faisais le premier pas, en douceur ?
J’ai créé ce mini-guide pour t’aider à comprendre la fatigue chronique et à poser des gestes simples mais puissants pour commencer à retrouver de l’élan. Pas de promesses miracles, juste des bases concrètes pour :

✅ calmer ton système nerveux,
✅ soutenir ton énergie naturellement,
✅ et remettre un peu de lumière dans tes journées.

Quand on devient maman, tout passe au second plan

Mon fils a aujourd’hui 7 ans. Il grandit bien et je suis tellement fière de lui. Mais à ses 3 ans, quand on nous a parlé d’autisme, tout a basculé dans mon coeur de maman (et d’être humain). Seul lui comptait désormais. Se sont alors enchaînés les rendez-vous : orthophonie, psychologie, psychomotricité… et bientôt, à la rentrée, ergothérapie. À 5 ans, quand il a commencé à parler, c’était une victoire incroyable. Et je me réjouissais que son école soit si bienveillante et qu’il ait enfin une AESH (tardivement, mais elle est là maintenant).

Je suis maman solo, et ce n’était pas facile avec ma fatigue et mes troubles dépressifs. Mais je me suis comme dissociée pour tenir, pour affronter les obligations. Peut-être que ce n’est pas sain, mais on trouve tous les moyens qu’il faut quand il s’agit de nos enfants. Diagnostiqué récemment autiste, TDAH avec troubles DYS, cet enfant, je suis dingue de lui. Il veut devenir créateur de jeux vidéo. Moi, je pense qu’il sera humoriste : il a déjà ce petit truc qui fait rire tout le monde. Et rien que ça, ça met de la lumière dans ma vie. 

Fatigue chronique illustrée par une maman solo fatiguée mais affectueuse, assise sur un canapé avec son fils autiste de 7 ans qui lui montre un dessin, dans une ambiance douce et chaleureuse reflétant l’amour malgré la fatigue

Les piliers que j’ai longtemps négligés

On connaît tous les bases de la santé, mais quand on s’écroule, on réalise à quel point on les applique peu :

  • Bouger : Pas seulement pratiquer une activité sportive, mais marcher, s’étirer, activer la lymphe. Longtemps, je restais assise des heures, prise dans mes projets. Aujourd’hui, j’ai recommencé par un simple brossage à sec et quelques massages lymphatiques. Mon tapis de course m’attend… j’y vais doucement, mais j’y vais.
  • Boire de l’eau : Un détail ? Pas vraiment. L’hydratation influence la circulation, la digestion, le cerveau. J’ai appris à poser une bouteille près de moi et à boire régulièrement, pas juste quand j’ai soif.
  • Mieux manger : J’ai longtemps cherché “le bon régime” sans m’écouter. Aujourd’hui, je teste des repas simples et nourrissants. Avec ma dysbiose intestinale, je dois faire attention. Mais des œufs brouillés, un peu de truite fumée, de la feta et des pousses d’épinards le matin me convient bien. Ça me cale, ça stabilise mon énergie, sans douleurs intestinales.
  • Gérer le stress : Plus facile à dire qu’à faire. Je vis avec un système nerveux toujours en alerte (le fameux mode sympathique). Ma coach santé m’a alertée : si je ne calme pas mon système nerveux, je ne retrouverai jamais une vraie énergie. Alors j’ai pris le temps de lire et de tester des outils : l’EFT, la cohérence cardiaque (que j’oublie encore souvent !), et même une application, Leaply, qui propose des exercices pour calmer le nerf vague.
  • Dormir mieux : Mon plus grand défi. Je me couche trop tard, incapable de lâcher prise, mais je me lève tôt. Résultat : dette de sommeil chronique. J’ai compris que les compléments alimentaires ne serviront à rien si je ne dors pas. Alors je réapprends à me coucher plus tôt, même sans être épuisée, en suivant des rituels plus doux.

Revenir à des gestes simples

Ce qui a changé tout de même : j’ai arrêté de regarder uniquement la destination. Avant, je voulais “retrouver mon énergie”, “perdre du poids”, “reprendre ma vie en main”. Aujourd’hui, je me répète que chaque petit geste compte, que chaque matin est une chance de faire mieux qu’hier ! Par exemple :

  • Le bain de bouche à l’huile de coco (oil pulling) est devenu un automatisme au réveil.
  • Je finis mes douches par de l’eau froide sur les jambes (et parfois tout le corps).
  • Je prends mes compléments alimentaires sans culpabiliser si j’oublie un jour.
  • Je m’accorde 10 minutes pour brosser ma peau à sec et sentir que je prends soin de moi.

Et surtout (et ça, c’est nouveau), je me félicite pour ça. Ce ne sont pas des “petits riens”. Ce sont des signaux envoyés à mon corps : “Je suis là pour toi.”

Entreprendre… en restant humaine

Mon plus grand défi reste l’équilibre entre ma santé et mon métier. Je construis une activité d’assistante freelance dans le bien-être, je me forme à WordPress, à Notion, à la gestion d’entreprise, je veux écrire pour mes blogs, créer ma boutique en ligne, trouver des clients… C’est passionnant mais épuisant. J’ai longtemps cru qu’il fallait travailler H24 pour réussir. Mais à quel prix ? Aujourd’hui, j’accepte que :

  • Je ne peux pas tout faire en même temps.
  • Faire UNE chose bien vaut mieux que dix choses à moitié.
  • Mon corps n’est pas un ennemi.

Je me répète cette phrase : “Pas à pas. Une chose et à la fois.” C’est d’ailleurs pour ça que ce blog existe 😊

Aller plus loin : accepter de se faire aider

J’ai déjà pris plusieurs rendez-vous médicaux, parfois le cœur serré : phlébologue, cardiologue, dermatologue, dentiste, ORL, gastro-entérologue, endocrinologue, psychologue… C’est là que je mesure à quel point je dois prendre soin de ma santé. J’aimerais tellement crier aux jeunes générations : “Prenez soin de vous dès maintenant !” On néglige notre santé tant qu’elle tient… jusqu’au jour où elle lâche. Alors par où commencer ? Par commencer tout court. Et toi qui lis ces lignes : demande de l’aide si tu en as besoin. La fatigue chronique n’est pas une fatalité, mais elle ne disparaît pas seule.

Conclusion : savourer le voyage

Il y a encore des jours où je me sens “éteinte”. Mais petit à petit, je sens quelques soupçons d’étincelles revenir : un matin où je me réveille moins fatiguée, une douche froide qui me fait sourire, un repas qui me cale sans lourdeur. Je ne regarde plus uniquement la destination (un poids à perdre, un objectif à atteindre…). Le voyage en lui-même, passionnant, est déjà une victoire. Si toi aussi tu te reconnais dans cette fatigue, sache que rien n’est figé. Chaque petit geste compte. Et surtout : tu n’es pas seule. Écris-moi en commentaires ton histoire.

💚 Daniela

A propos de l'auteur

Daniela J.

Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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