Fatigue chronique, brouillard mental, rosacée : et si c’était une inflammation silencieuse ?
Inflammation ? Et si c’était mon corps qui criait depuis des années ?
Il y a des fatigues qu’on ne sait plus expliquer. Des lassitudes qui collent à la peau.
Des réveils où on n’a pas récupéré. Des matins où tout semble flou.
Et puis, un jour, un médecin vous dit :
— « Il faut perdre du poids. »
Ce n’est pas faux.
Mais ce n’est pas toute l’histoire.
Moi, cela fait plusieurs années que je traîne une fatigue que je n’ai jamais vraiment comprise. J’en ai parlé à mon endocrinologue. Il a évoqué un possible syndrome d’apnée du sommeil. J’ai fait les tests. Rien. Aucun arrêt respiratoire.
Alors, pendant un moment, j’ai continué à penser que c’était « normal ».
Après tout, je suis maman solo. J’ai connu la dépression. Le burnout. L’angoisse. L’insomnie. L’inquiétude.
Et c’est vrai : bouger plus, mieux dormir, manger plus sain, c’est fondamental.
Mais parfois, malgré les efforts, la fatigue reste.
Et la tête ne suit plus non plus. Mémoire courte. Brouillard. Démotivation. Hypersensibilité.
Et puis, un jour, un autre mot est arrivé : SIBO.
Et avec lui : dysbiose.
Et puis : stéatose hépatique.
Et un tableau qui, d’un coup, prend forme.
Je me suis retrouvée face à moi-même, face à toutes ces choses que je savais intellectuellement.
Ces piliers de santé qu’on m’enseigne à l’IIN.
Ces concepts vus dans les conférences américaines sur la santé intégrative.
Et là, j’ai compris que je n’étais plus simplement « fatiguée ».
Mon corps était en souffrance profonde. Et peut-être même… mon cerveau.
Je crois que j’ai vécu trop longtemps coupée de moi
Je ne dis pas ça avec reproche, ni avec honte.
Je dis ça avec tendresse pour celle que j’étais.
Celle qui a traversé des années de stress chronique. Celle qui a connu le trop-plein émotionnel, l’épuisement maternel, les nuits blanches à veiller un enfant différent, les montagnes russes hormonales.
Et je me dis aujourd’hui : ça laisse des traces. Mais comment font toutes ces milliards de mères formidables!?
Mon système nerveux est probablement resté en mode « alerte rouge » trop longtemps.
Mon foie a accumulé les toxines.
Ma flore intestinale a été malmenée.
Mes mitochondries… Je ne savais même pas ce que c’était il y a un an ! Et pourtant, ce sont elles qui fabriquent l’énergie. Si elles sont épuisées, moi aussi.
Je découvre avec effroi, mais aussi soulagement, que ce que je ressens depuis des années a un sens.
Il ne s’agit pas juste de volonté. Ou de mindset.
Il s’agit de physiologie. D’inflammation. De déséquilibres silencieux.
J’ai décidé de m’écouter, autrement
Aujourd’hui, j’ai pris une décision.
Je vais arrêter de me forcer à aller mieux en me disant “allez, bouge-toi, ça ira”.
Je vais plutôt m’écouter en profondeur. Me soutenir. Me réconcilier avec moi.
J’ai choisi de me faire accompagner par une coach santé formée en médecine fonctionnelle et en nutrithérapie. Ce n’est pas pour remplacer mon médecin; j’en ai besoin, et il fait partie du chemin.
Mais je crois qu’il est temps d’ajouter une autre écoute.
Celle qui relie le corps et l’esprit.
Celle qui voit les liens entre mes troubles digestifs, mes émotions, ma peau, mon cerveau.
Je vais doucement. Une chose à la fois.
Mais cette fois, je sens que je ne pars pas dans le vide.
Et toi, est-ce que tu ressens cette fatigue que personne ne comprend ?
Est-ce que toi aussi tu te demandes parfois si ce n’est pas juste toi qui exagères ?
Ou si ton corps essaie simplement de t’envoyer des messages depuis longtemps ?
Si tu te reconnais dans ces mots, sache une chose : tu n’es pas seule.
Et tu n’as pas à tout régler d’un coup. Et tu n’as pas à gérer cela seule.
Peut-être que c’est le bon moment pour te demander :
« est-ce qu’il est temps de demander une aide extérieure ? » une psy, une coach, peu importe mais commencer à prendre soin de toi

