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Burn-out d’une maman solo : entre santé fragile et envie d’entreprendre

Burn-out d’une maman solo : entre santé fragile et envie d’entreprendre

Quand le burn-out d’une maman solo rencontre l’envie d’entreprendre… apprendre à ne plus se nier.

Burn-out d’une maman solo | Avoir 45 ans, élever seule un enfant avec un TSA, traverser un burn-out jamais vraiment soigné… et vouloir malgré tout devenir entrepreneure? Pendant longtemps, je me suis demandé si c’était raisonnable. Mais très vite, le salariat classique n’a plus été compatible avec ma réalité. Les rendez-vous médicaux, les imprévus, la charge mentale rendaient ce modèle impossible. L’entrepreneuriat s’est alors imposé, non comme un rêve de liberté, mais comme une solution cohérente.

Seulement voilà : entreprendre ne répare pas un système nerveux épuisé. Après mon burn-out, je n’ai pas pris le temps de me reconstruire. J’ai voulu avancer vite, me rassurer, prouver que j’étais capable. J’ai enchaîné les formations* (assistanat digital, naturopathie, puis l’IIN), convaincue que réussir suffirait à me remettre debout. J’ai compris plus tard qu’accumuler les apprentissages ne remplace ni le repos, ni le soin.

Quand vouloir “bien faire” nous amène à l’épuisement

Maman solo & burn-out : croire que le plus dur était derrière moi

Je suis devenue maman solo alors que mon fils avait à peine un an. Un an plus tard, je quittais mon travail dans l’événementiel après huit années intenses, prenantes, passionnantes aussi. J’étais très fatiguée, vidée par ce qui a été, par la suite, diagnostiqué comme un burn-out. Une rupture conventionnelle m’a été proposée. À l’époque, j’y ai vu une opportunité. J’avais un projet clair en tête : me reconvertir dans le bien-être, étudier la naturopathie, donner un nouveau sens à ma vie professionnelle. Je pensais sincèrement que le plus difficile était derrière moi, que j’allais enfin pouvoir respirer. La réalité a été toute autre.

La parentalité, les inquiétudes, et la dispersion

Très vite, le comportement de mon fils a commencé à poser question à l’école maternelle. Il n’était accueilli que le matin. Les journées se sont mises à tourner autour des trajets, des consultations, des attentes, des incertitudes. Orthophoniste, psychomotricienne, CMP… J’avais l’impression d’être constamment en mouvement, sans jamais avancer vraiment.

Dans cet entre-deux, j’essayais de suivre ma formation*. J’ouvrais mes cours, je lisais, je prenais des notes. Mais rien ne restait. Mon cerveau semblait saturé. Je relisais les mêmes pages sans comprendre, sans mémoriser. Je pensais manquer de discipline, de rigueur, peut-être même de capacités intellectuelles. En réalité, je ne m’étais jamais reposée après le diagnostic du burn-out. Je n’avais pas pris en compte une chose essentielle : on ne sort pas indemne d’un burn-out simplement parce qu’on a quitté son poste.

Détresse émotionnelle: quand corps & mental disent « STOP »

Burn-out: l’erreur et le prix du déni

C’est seulement avec le recul que j’ai compris l’erreur que j’avais faite. J’avais enchaîné une parentalité solo, un épuisement professionnel, des inquiétudes majeures pour mon enfant, une formation exigeante… sans jamais m’arrêter. Sans arrêt en hypervigilance, comme si ralentir était interdit. Comme si reconnaître ma fatigue revenait à admettre un échec.

Mère souriante travaillant à domicile avec son enfant à ses côtés après un burn-out d’une maman solo.

Peu à peu, des troubles se sont installés. Difficultés de concentration, brouillard mental, troubles de la mémoire, fatigue chronique. À cela se sont ajoutés des troubles du comportement alimentaire que je pensais avoir laissés derrière moi depuis longtemps. La honte est venue avec. La honte de ne pas “y arriver”. La honte du regard des autres, souvent maladroit, parfois dur. Pendant longtemps, j’ai cru que tout cela relevait d’un manque de volonté. Aujourd’hui, je sais que j’étais en détresse physique, émotionnelle et psychique. Et que la santé mentale, trop souvent minimisée, est pourtant le socle de tout le reste.

Être accompagnée pour ne plus porter seule

Ce qui m’a aidée à ne pas sombrer complètement, ce sont les accompagnements que j’ai pu recevoir. Des espaces de parole réguliers, un suivi psychologique, un cadre sécurisant pour déposer ce qui débordait. Sans cela, je ne sais pas comment j’aurais fait. Nous vivons dans un pays où ces dispositifs existent, et je mesure aujourd’hui leur importance. Quand l’énergie manque, quand l’esprit est embrouillé, on ne peut pas “se reprendre” par la seule force de la volonté. Être aidée n’est pas un aveu de faiblesse. C’est souvent une condition de survie.

Maman solo assise près d’une fenêtre, écrivant dans un carnet pendant que son enfant joue calmement, après le burn-out d’une maman solo.

Apprendre à ralentir pour continuer à avancer

MultitâcheS ou une chose à la fois

J’ai toujours eu tendance à vouloir faire mille choses à la fois. Apprendre, comprendre, réparer, anticiper. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce blog s’appelle « Une chose et à la fois ». Parce que malgré nous, nous sommes amenées, nous, les femmes, à toujours faire « trop » de choses en même temps. J’ai dû réapprendre quelque chose de fondamental : le cerveau n’est pas fait pour le multitâches permanent, surtout quand il est fatigué. J’ai commencé à poser les choses autrement. À écrire ce qui me nourrit, ce qui m’épuise, ce qui compte vraiment. À accepter que mon rythme soit différent. Non pas inférieur. Différent.

Replacer la santé au centre

Peu à peu, j’ai compris que si je voulais construire quelque chose de durable, je devais arrêter de mettre ma santé en dernier. La santé physique, bien sûr, mais aussi la santé psychique, émotionnelle, nerveuse. Celle qu’on ne voit pas toujours, mais qui conditionne tout le reste. Intégrer le soin dans notre quotidien n’est pas un luxe, mais une nécessité. Sans cela, aucun projet professionnel ne peut tenir debout.

Entreprendre quand le salariat n’est pas possible

Choisir de devenir entrepreneure par nécessité

Avec les besoins spécifiques de mon fils, reprendre un poste salarié classique n’était tout simplement plus envisageable. Les horaires rigides, les contraintes quotidiennes, l’impossibilité de m’absenter régulièrement entraient en conflit direct avec ma réalité de maman. J’ai longtemps résisté à cette évidence, avant de l’accepter pleinement. L’entrepreneuriat ne s’est pas présenté comme une promesse de liberté facile ou de réussite rapide. Il s’est imposé comme une voie possible, presque logique : celle qui me permettait d’adapter mon travail à ma vie. Une manière de continuer à avancer professionnellement sans renoncer à ce qui comptait le plus.

J’ai créé mon auto-entreprise dans le service aux entreprises, en tant qu’assistante indépendante (plus d’informations sur mon site www.votreassistanteweb.com). J’ai souhaité tout particulièrement accompagner les entrepreneurs du bien-être dans le développement de leur activité en ligne. Ce choix n’est pas sorti de nulle part. J’ai été assistante commerciale pendant cinq ans, puis coordinatrice commerciale dans l’événementiel pendant huit années. Et puis, je suis passionnée par la santé naturelle et surtout tout ce qui concerne la médecine fonctionnelle.

Continuer sans se trahir | Pour conclure, aujourd’hui, je suis encore une maman fatiguée qui court entre deux rendez-vous. Je ne suis pas devenue cette entrepreneure ultra organisée que j’imaginais autrefois (mais je l’espère un jour prochain 😊). Mais je ne suis plus non plus cette femme qui avançait en se niant. Je travaille désormais à mettre plus de conscience dans mon quotidien. À ne plus me laisser happer. À ne plus me sentir comme un tronc d’arbre balloté par les flots. Avancer, oui. Mais pas au prix de ma santé.

* Les formations qui jalonnent mon parcours: 

Femme étudiant la nutrition dans le cadre de sa formation à l’Institute for Integrative Nutrition
Femme étudiant la nutrition dans le cadre de sa formation à l’École 5.3 en santé nutritionnelle et gestion du stress
Femme travaillant sur ordinateur dans le cadre d’une formation digitale LiveMentor en entrepreneuriat.

A propos de l'auteur

Daniela J.

Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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