3 erreurs d’entrepreneurs qui nous sabotent (sans qu’on s’en rende compte)
Pendant longtemps, j’ai cru que travailler beaucoup, aider les autres, et ne jamais me tromper étaient les signes d’une femme forte. Je pensais que c’était ça, être “pro”. Aujourd’hui, je comprends que cette exigence, aussi noble qu’elle paraisse, m’a surtout « coupée de moi-même ».
En écoutant Marilena Minucci à l’IIN, j’ai eu l’impression qu’elle parlait de moi. Cette consultante intègre les meilleures pratiques issues de plus de 25 ans d’expérience dans le conseil, le coaching bien-être et la formation, dans les domaines du développement personnel, de la nutrition, de la santé, de la psychologie énergétique, ainsi que du marketing et du management. Elle évoquait trois erreurs d’entrepreneurs, et surtout 3 blocages, trois manières très subtiles par lesquelles nous nous éloignons du self-care, de la présence, et du bien-être intérieur. Trois réflexes que j’ai connus par cœur, bien avant même d’entreprendre dans le bien-être.
La peur d’être visible : une erreur fréquente chez les professionnels
Quand Marilena parle du “fear of the spotlight”, j’entends immédiatement une phrase intérieure : “Et si je réussissais ? Et si on me voyait ? Et si je me trompais après ça ?”. C’est une peur paradoxale : on veut être reconnue, mais on craint cette lumière qui expose nos imperfections. Je l’ai souvent ressentie : cette angoisse d’être “prise en défaut”, de ne pas être irréprochable une fois que tout le monde nous regarde. Et plus on monte, plus cette pression s’intensifie.
Dans mon ancien métier de coordinatrice commerciale, c’était la même chose. Être performante, être fiable, ne jamais laisser passer une erreur. Mais à force de viser la perfection, j’ai fini par m’enfermer dans la peur de décevoir. Marilena le dit bien : “C’est plus frauduleux de prétendre qu’on a tout compris que d’admettre qu’on apprend encore.” Je crois que la vraie authenticité, c’est ça : accepter humblement d’être en chemin. De ne pas tout savoir. D’avoir peur, parfois. Et de continuer malgré tout, avec sincérité.
Le piège du don excessif : vouloir aider tout le monde
Le réflexe du don excessif “Je vais aider tout le monde, comme ça je ne penserai pas à moi » m’a assez bouleversée. Parce que c’est exactement ce que j’ai toujours fait. Aider les autres, répondre, écouter, prendre sur moi. Travailler tard, gérer les urgences, sauver les situations. C’est gratifiant. C’est valorisant. Mais c’est aussi une fuite douce et déguisée. Aider tout le monde, c’est plus facile que de s’arrêter pour se demander : “Et moi, qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que je ressens ?”
Pendant mes années dans l’événementiel, j’ai compris trop tard que je m’étais épuisée à exister à travers l’utilité. J’étais indispensable. Et être indispensable, c’est grisant. Mais c’est aussi épuisant. Parce que si tout s’écroule quand on s’arrête, alors on ne peut plus jamais s’arrêter. Aujourd’hui, j’apprends à ne plus confondre aide et sacrifice. Aider les autres ne doit pas me vider, mais me relier. Et pour ça, il faut que je me remplisse d’abord.
Quand la productivité devient une identité
Je crois que c’est le point le plus universel. Cette impression que notre valeur dépend de notre niveau d’activité. Qu’être occupée, c’est être importante. Que “ne rien faire”, c’est perdre du temps. Je me suis souvent définie par ce que je faisais : des projets, des to-do lists, des dossiers bouclés. Et dès que je ralentissais, un vide apparaissait. Ce vide m’angoissait, alors je replongeais dans l’action. Mais, cette course permanente ne remplissait pas mon puits, elle le vidait à petit feu. Marilena le dit très justement: “When your busyness and productivity are connected to your worthiness, that’s where there’s an issue.” Quand ton occupation devient ton identité, tu t’oublies. Aujourd’hui, j’essaie d’apprendre à exister même quand je ne produis rien. À me sentir valable quand je me repose. À me rappeler que ma valeur ne se mesure pas en heures travaillées, mais en présence à moi-même.
Comment préserver son énergie au travail ?
C’est la grande question, celle que Marilena pose à la fin: “At the end of the day, we have to fill our well. Otherwise, when we run dry, we’ve got nothing to give.”>> Remplir son puits, ce n’est pas “se reposer un peu. C’est revenir chez soi ». C’est prendre cinq minutes de silence au lieu d’ouvrir un nouvel onglet. C’est marcher sans but précis. C’est dire non quand tout notre corps crie fatigue. C’est écrire dans notre journal, respirer, écouter, laisser passer les émotions sans vouloir les réparer tout de suite. C’est nous autoriser à être humaine. Parce que si on se remplis, on ne donne plus depuis la pénurie, mais depuis la plénitude. Et c’est ce qui change tout.
Apprendre à se retrouver | Aujourd’hui, je n’ai plus envie d’être parfaite. Je veux être présente. Je veux vivre avec un cœur entier, pas un emploi du temps saturé. Je veux pouvoir dire : “Je ne sais pas encore, mais j’y travaille”, sans honte ni peur. Remplir son puits, c’est un acte de vérité. C’est cesser de courir après la reconnaissance, l’efficacité, ou la perfection. C’est se rappeler qu’avant d’être coach, entrepreneure ou professionnelle, je suis une femme, avec un cœur, des besoins, des cycles, des limites, et une immense capacité d’amour. Et ça, c’est déjà beaucoup. 🌿
⚠️ Avertissement
Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.






