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Plus d’hypothyroïdie : et si ce n’était pas ma thyroïde ?

Plus d’hypothyroïdie : et si ce n’était pas ma thyroïde ?

H1 — Plus d’hypothyroïdie : et si ce n’était pas ma thyroïde ?

A travers mes cours en nutrition intégrative, j’ai découvert, plus en détails, le système endocrinien. Et plus j’apprends, plus une question revient, presque avec insistance. Une question qui me concerne directement. Car pendant plusieurs années, j’ai été traitée pour une hypothyroïdie. Un diagnostic posé, un traitement prescrit, une routine installée. Comme beaucoup, j’ai suivi ce chemin sans vraiment le remettre en question. Et pourtant, mon corps, lui, ne semblait pas aller mieux. Aujourd’hui, avec du recul et de nouvelles connaissances, une autre lecture pourrait être possible.

Est-il envisageable qu’un organisme soumis à un stress chronique, à une fatigue profonde, à un déséquilibre global, à un épuisement physiologique, puisse manifester des symptômes proches de l’hypothyroïdie… sans que la thyroïde elle-même soit réellement en cause ? Autrement dit, et si ce que l’on interprète comme un dysfonctionnement de la thyroïde n’était « parfois » que l’expression d’un déséquilibre plus large, impliquant l’ensemble du système hormonal ? J’ai posé bien sûr la question aux médecins. On m’a dit simplement que ça arrivait…

Je n’ai donc pas, à ce jour, de réponse définitive. Mais, j’ai suffisamment de recul pour me poser la question autrement. Et surtout, pour commencer à écouter ce que mon corps essayait peut-être de me dire, bien au-delà d’un simple résultat biologique.

H2 — Hypothyroïdie : mon parcours, du diagnostic au doute

H3 — Un traitement pour l’hypothyroïdie… mais un corps toujours épuisé

Chaque matin, j’avalais mon comprimé de Levothyrox 50 pour traiter mon hypothyroïdie, diagnostiquée à mes 35 ans, comme on suit une routine censée nous ramener vers un mieux-être. Sur le papier, tout était cohérent. Dans la réalité, beaucoup moins.

Malgré le traitement, je me sentais fatiguée, lente, gonflée, avec une sensation persistante de brouillard mental. J’avais l’impression que mon corps fonctionnait au ralenti, comme si quelque chose ne se régulait pas correctement. Avec le recul, ce n’est pas seulement la fatigue qui m’a marquée. C’est le décalage entre ce que je faisais (suivre un traitement), et ce que je ressentais (ne pas aller mieux).

H3 — Hypothyroïdie et suivi médical : une approche centrée sur les résultats sanguins

Lorsque j’ai commencé à parler de mon burn-out, de mon stress chronique, de mon sommeil chaotique, de ma carence en vitamine D, de mon faible niveau en iode, j’ai naturellement pensé que ces éléments seraient pris en compte dans l’analyse de mon état. Mais la réponse a été simple : on a regardé mes analyses, ajusté le dosage du Levothyrox, et poursuivi le traitement.

Il n’y a pas eu de questions approfondies sur mon mode de vie, mon alimentation ou mes émotions. À ce moment-là, je n’avais pas encore les connaissances nécessaires pour remettre cela en question. J’ai donc continué, en faisant confiance. Et pourtant, une forme d’incompréhension persistait.

H3 — Arrêter le Levothyrox : une décision encadrée pour comprendre l’hypothyroïdie

Un jour, 6 ans après mon diagnostic, je me sentais tellement mal. Une sensation bizarre dans la tête. Trop intense. Comme si j’allais m’évanouir mais je restais éveillée. Mon petit garçon avait 2 ans et demi et j’étais incapable de m’occuper de lui. Effrayée par cet étourdissement, j’ai pu prendre rapidement, le lendemain, un rendez-vous avec mon médecin généraliste. Nous avons décidé d’explorer une autre approche. Non pas pour rejeter le traitement, mais pour observer ce qui se passerait sans lui. Mon endocrinologue ayant refusé. Nous avons donc arrêté progressivement le Levothyrox, de manière encadrée et prudente. L’objectif n’était pas de faire un choix radical, mais d’essayer de comprendre.

Pendant cet arrêt, je n’ai ressenti aucun changement, ni mieux, ni pire. Toutefois, six mois plus tard, puis un an après, mes analyses étaient redevenues normales. Sans traitement. Cette évolution a fait émerger une question essentielle : si je n’ai plus d’hypothyroïdie aujourd’hui, est-ce que j’en avais réellement une ?

H2 — Comprendre l’hypothyroïdie autrement : le rôle du système endocrinien et du mode de vie

H3 — Le système endocrinien : un équilibre global derrière l’hypothyroïdie

Pour tenter de comprendre, j’ai commencé à m’intéresser au système endocrinien. Avant cela, je pensais que la thyroïde fonctionnait de manière relativement isolée. En réalité, elle fait partie d’un réseau complexe de glandes qui communiquent entre elles en permanence : l’hypothalamus, l’hypophyse, la thyroïde, les surrénales, le pancréas et les ovaires.

Ces glandes produisent des hormones qui régulent des fonctions essentielles : l’énergie, le métabolisme, le sommeil, les émotions, la température corporelle. Ce que j’ai compris progressivement, c’est que la thyroïde ne fonctionne pas seule. Elle s’inscrit dans un ensemble, un équilibre global où chaque système influence l’autre. Dans ce contexte, lorsque quelque chose se dérègle, la thyroïde peut être impactée… sans être nécessairement la seule à l’origine du problème.

H3 — Hypothyroïdie : pourquoi la thyroïde ne fonctionne jamais seule ?

La thyroïde dépend de nombreux autres systèmes pour fonctionner correctement.

  • Le cerveau, via l’hypophyse, lui envoie des signaux pour produire des hormones.
  • Les surrénales influencent son activité à travers le cortisol, l’hormone du stress.
  • Le foie et l’intestin participent à la transformation des hormones thyroïdiennes en leur forme active.
  • Le sommeil, lui aussi, joue un rôle clé dans la régulation hormonale.

Autrement dit, la thyroïde ne peut pas être comprise isolément. Et je me suis alors posé une question simple : et si, dans mon cas, certains éléments avaient été mis de côté ? Et si ce que je ressentais ne dépendait pas uniquement de la thyroïde, mais d’un équilibre plus global ?

H3 — Les perturbateurs endocriniens : un facteur méconnu dans l’hypothyroïdie

Au fil de mes recherches, j’ai compris aussi l’impact des perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques, présentes dans les plastiques, les cosmétiques, les pesticides ou certains produits ménagers, peuvent imiter ou bloquer nos hormones. Elles perturbent ainsi les signaux du système endocrinien. Selon plusieurs organismes comme l’Environmental Protection Agency, ces molécules peuvent déséquilibrer le fonctionnement hormonal sur le long terme.

Progressivement, j’ai modifié certaines habitudes. J’ai remplacé la plupart de mes produits ménagers par des alternatives plus simples, j’ai fait attention à la composition de mes cosmétiques et j’ai réduit l’utilisation de plastiques chauffés. Ces changements ne sont absolument pas parfaits, mais ils participent à une démarche plus globale de soutien du système hormonal.

H3 — Sommeil et hypothyroïdie : un lien direct souvent sous-estimé

Le sommeil joue un rôle central dans l’équilibre hormonal. Il influence la production de nombreuses hormones : la mélatonine, le cortisol, les hormones de la faim, les hormones sexuelles, mais aussi les hormones thyroïdiennes.

Dans mon cas, le sommeil a été profondément perturbé cette dernière décennie. J’avais du mal à m’endormir, je me réveillais la nuit, et le matin, je me sentais tellement épuisée qu’il m’est arrivée, au réveil, d’en pleurer. Aujourd’hui, j’essaie de lui redonner une place essentielle. Je mets en place des routines simples, j’adapte mon environnement, et surtout, j’accorde au sommeil l’importance qu’il mérite. Mon sommeil est plus réparateur. Mais, j’ai toujours cette fatigue le matin.

H3 — Stress chronique et hypothyroïdie : comprendre le lien hormonal

Le stress « chronique » est un autre facteur majeur dans ma vie. Je pense que mes médecins l’ont sous-estimé. Adolescente, mon médecin de famille m’accueillait en me disant « comment allait sa petit anxieuse préférée » (je l’adorais ce médecin).

Le stress agit directement sur les surrénales et la production de cortisol. Lorsque ce stress est constant, il perturbe l’ensemble du système endocrinien. Dans ce contexte, il devient difficile pour la thyroïde de fonctionner de manière optimale. Ce que je comprends aujourd’hui, c’est que le stress n’est pas seulement une expérience mentale. C’est un phénomène biologique, qui a un impact réel sur l’équilibre hormonal. Et en ce qui me concerne, le stress chronique, je crois, m’a bouffé de l’intérieur, pendant des décennies.

H3 Et si le problème ne venait pas de la thyroïde elle-même ?

Ce que j’ai appris, c’est que les hormones thyroïdiennes ne sont pas actives dès leur production. La thyroïde produit principalement une hormone appelée T4, qui doit ensuite être transformée en T3, sa forme active, pour pouvoir agir réellement dans l’organisme.

Cette conversion se fait en grande partie dans le foie, mais aussi au niveau de l’intestin, notamment grâce au microbiote. Autrement dit, la qualité de notre digestion, de notre foie et de notre environnement intestinal joue un rôle direct dans l’activation des hormones thyroïdiennes. Avec le recul, cette information résonne particulièrement avec mon propre parcours. Entre ma stéatose hépatique et mes troubles digestifs évoquant une perméabilité intestinale, je ne peux m’empêcher de me demander si mon corps disposait réellement des conditions nécessaires pour activer correctement ces hormones.

Une autre piste m’interpelle également : celle de la sensibilité des récepteurs hormonaux. Car même lorsque les hormones sont présentes, encore faut-il que les cellules puissent les “entendre” et y répondre. Dans un contexte de stress chronique ou d’inflammation, ces mécanismes peuvent être altérés (?), donnant parfois l’impression d’un dysfonctionnement hormonal, sans que la glande elle-même soit directement en cause.

H2 — Hypothyroïdie ou déséquilibre global : vers une nouvelle compréhension de mon corps

H3 — Repenser l’hypothyroïdie : symptôme ou signal du corps ?

Avec le recul, une question reste centrale : et si mon corps n’était pas malade, mais simplement déséquilibré ? Et si ce que j’ai vécu n’était pas une hypothyroïdie au sens strict, mais une réponse de mon organisme à un ensemble de facteurs : stress, fatigue, environnement, mode de vie ? J’ai posé la question à plusieurs médecins mais je n’ai malheureusement pas pu avoir de réponse. Cette réflexion ne remet pas en cause les diagnostics médicaux, mais, à défaut de pathologie, elle ouvre une autre manière de comprendre ce que le corps exprime.

H3 — Reprendre confiance dans son corps après une hypothyroïdie

Pendant longtemps, j’ai eu le sentiment que mon corps me trahissait. Aujourd’hui, je vois les choses autrement. Mon corps ne me trahissait pas. Il réagissait, il s’adaptait, il essayait de maintenir un équilibre dans un contexte qui ne lui était pas favorable. Ce changement de regard est essentiel. Il ne s’agit plus de lutter contre son corps, mais de chercher à le comprendre.

H3 — Une exploration encore en cours : comprendre mon hypothyroïdie autrement

On ne guérit pas d’une hypothyroïdie. Je ne sais pas exactement ce qui m’a conduite à ce diagnostic. Mais je sais que mon corps fonctionne aujourd’hui, et ce depuis 3 ans, sans traitement, et que cela mérite d’être exploré. Je continue à apprendre, à observer, à ajuster. Je travaille à prendre soin de mon environnement, de mon sommeil, de mon stress. J’ai aussi une psychologue spécialisée en burnout et qui pratique la TCC, qui m’aide énormément. Et surtout, j’essaie d’écouter ce que mon corps me dit.

Pour conclure | Cela fait trois ans que je vis sans Levothyrox. Mes analyses sont dans les normes : TSH, T4, T3… tout semble “correct”, d’après mon médecin. Et pourtant, dans mon corps, la fatigue est toujours là. De mon côté, je suis consciente que je ne respecte pas pleinement les piliers essentiels de la santé (mouvement, alimentation adaptée, gestion du stress…). Autant de leviers que j’ai longtemps mis de côté, et qui méritent aujourd’hui toute mon attention.

N’ayant pas de réponse immédiate, j’ai choisi une autre approche : expérimenter, observer, ajuster. Mettre en place, sur les 3 prochains mois, un cadre plus structuré avec des habitudes plus alignées (sport, sommeil…), quelques compléments ciblés, et surtout une vraie écoute de mon corps. En parallèle, je souhaite consulter un endocrinologue pour faire un nouveau point, avec un regard différent.

Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ
Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ

⚠️ Avertissement

Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.

A propos de l'auteur

Daniela J.

Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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