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Réapprendre à être heureuse grâce à la psychologie positive

Réapprendre à être heureuse grâce à la psychologie positive

Réapprendre à être heureuse grâce à la psychologie positive

Pendant longtemps, j’ai cru que le bonheur était un endroit à atteindre. Un peu comme une maison lointaine vers laquelle je marcherais pendant des années. Une maison dans laquelle je pourrais enfin entrer lorsque j’aurais compris mes blessures, réparé mon passé et construit la vie que j’imaginais. Je pensais qu’il fallait d’abord guérir, comprendre, mériter ou réussir pour avoir le droit d’être heureuse. Mais plus j’avance, plus je comprends que la réalité est bien différente.

Le bonheur n’est pas un lieu où l’on arrive un jour, après avoir tout réglé. C’est un espace que l’on apprend à ouvrir à l’intérieur de soi, parfois même au milieu du chaos. Cette réflexion m’a été inspirée par un cours suivi dans le cadre de ma formation à l’Institute for Integrative Nutrition. Ce que j’aime profondément dans cette approche, c’est qu’elle ne réduit pas la santé à l’alimentation. Elle rappelle que nous nous nourrissons aussi de relations, de sens, d’émotions, de mouvement, de nature et de joie. C’est dans ce contexte que j’ai découvert la psychologie positive, un courant de la psychologie qui m’a profondément interpellée.

Comprendre la psychologie positive : une autre manière d’étudier l’être humain

Quand la psychologie ne regarde plus seulement ce qui ne va pas

Pendant très longtemps, la psychologie s’est concentrée presque exclusivement sur ce qui ne fonctionne pas chez l’être humain. Elle a étudié les traumatismes, les troubles mentaux, la dépression, l’anxiété et les souffrances psychiques. Ce travail était évidemment nécessaire.

Mais à la fin des années 1990, un psychologue américain, Martin Seligman, a commencé à poser une question différente. Pourquoi certaines personnes arrivent-elles à se reconstruire, à aimer la vie et même à s’épanouir malgré les difficultés ? Cette question a donné naissance à ce que l’on appelle aujourd’hui la psychologie positive. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, cette approche ne consiste pas à répéter des phrases optimistes ou à ignorer la douleur. Martin Seligman n’a jamais dit :

« Soyez positif et tout ira bien. » Au contraire, il a cherché à comprendre ce qui permet aux êtres humains de vivre pleinement malgré les épreuves.

La psychologie positive étudie donc des dimensions profondément humaines comme la résilience, la gratitude, le sens de la vie, la capacité à créer des relations nourrissantes ou encore la possibilité de ressentir de la joie. Elle ne nie pas l’ombre. Elle cherche simplement à comprendre ce qui permet de rallumer la lumière.

L’histoire touchante qui a inspiré Martin Seligman

Une anecdote très simple a marqué Martin Seligman et a contribué à transformer sa vision de la psychologie. Un jour, alors qu’il jardine avec sa petite fille, celle-ci lui fait une remarque étonnante. Elle lui explique que lorsqu’elle avait trois ans, elle pleurait souvent et se plaignait beaucoup. Mais un jour, elle a décidé d’arrêter. Puis elle ajoute quelque chose qui va le marquer profondément : « Si moi j’ai réussi à arrêter de me plaindre, toi aussi tu peux arrêter d’être grognon. » Ce moment l’a profondément touché. Il s’est rendu compte qu’il passait une grande partie de son temps à corriger ce qui n’allait pas chez les gens… mais très peu à développer ce qui allait bien. C’est cette prise de conscience qui l’a poussé à imaginer une psychologie qui ne se contente pas de réparer les blessures, mais qui aide aussi à cultiver les forces humaines.

Résilience, gratitude et sens : les piliers de la psychologie positive

La psychologie positive ne promet pas une vie parfaite. Elle propose plutôt d’apprendre à reconnaître et développer certaines ressources intérieures. La résilience, par exemple, désigne cette capacité à continuer à avancer malgré les épreuves. La gratitude permet de percevoir ce qui est encore beau et précieux dans la vie. Le sens donne une direction à notre existence, même lorsque les circonstances sont difficiles. Ces éléments ne suppriment pas la souffrance. Mais ils peuvent transformer notre manière de vivre avec elle.

Mon expérience personnelle avec la psychologie positive

Peut-on ressentir de la joie et de la tristesse en même temps ?

Lorsque j’ai découvert ces idées, une question s’est imposée à moi. Suis-je heureuse ? La réponse n’est pas si simple. Ce mot, « heureux », est compliqué. Il y a des moments de tristesse en moi. Des blessures sur lesquelles je n’ai pas encore totalement travaillé. Des traces du burnout que j’ai traversé. Et pourtant, il existe aussi une autre partie de moi. Une partie qui sait regarder la beauté du monde.

Je peux m’arrêter pour contempler le ciel bleu. Observer un oiseau qui chante. Voir un enfant jouer dans un parc et ressentir quelque chose de profondément vivant. Ces instants sont simples, mais ils sont réels. Ils me rappellent que la joie n’est pas forcément l’absence de douleur. Elle est peut-être simplement la capacité à continuer à percevoir la beauté de la vie malgré elle.

Ce que mon fils m’apprend chaque jour sur la joie

Il m’arrive parfois de regarder mon fils Lukas et d’avoir une pensée étrange qui traverse mon esprit en une fraction de seconde. Je me demande ce que serait ma vie si je ne l’avais jamais rencontré. Ce n’est pas une pensée de rejet. C’est presque l’inverse. Parce que juste après, un sourire arrive. Et je ressens une immense gratitude d’avoir la chance de connaître cet être humain. Sa bonne humeur. Ses sourires. Sa manière de regarder le monde. Chaque jour, je suis émerveillée de le voir grandir. On oublie souvent que la vie est un miracle. Et lui me le rappelle constamment.

Le courage de vivre une vie qui a du sens

Là où je me sens parfois plus fragile, c’est dans ma vie professionnelle. J’ai des idées. Des projets. Des envies. Mais il m’arrive encore d’hésiter à me lancer. Et cela me fait souvent penser aux témoignages de personnes en fin de vie. Beaucoup disent regretter deux choses.

  • Ne pas avoir passé assez de temps avec ceux qu’elles aimaient.
  • Et ne pas avoir eu le courage de suivre certaines aspirations.

Ces paroles m’accompagnent souvent. Elles me rappellent cette phrase que j’aime beaucoup et qui figure sur mon tableau de bord « Notion » 😊, comme un rappel : « Il y a plus de courage que de talent dans la plupart des réussites. » Peut-être que la réussite ne dépend pas seulement de nos capacités, mais surtout de notre capacité à oser.

Une chose à la fois : apprendre à cultiver la joie | Aujourd’hui (en tous cas pour le moment), je ne cherche plus à atteindre un bonheur parfait. Je cherche plutôt à cultiver des moments de vie. Regarder mon fils rire. Respirer l’air du matin. Observer la lumière sur un mur. La psychologie positive m’a aidée à comprendre quelque chose de très simple mais très puissant. La joie n’est pas seulement une émotion. C’est aussi une pratique. Un peu comme un muscle que l’on renforce lorsqu’on l’utilise. Plus on apprend à remarquer ce qui est beau, ce qui est vivant, ce qui est précieux… plus cette capacité se développe. Pas pour nier la souffrance. Mais pour ne pas la laisser recouvrir toute notre existence. Peut-être que la vie est simplement cela : un apprentissage patient du bonheur. Une respiration à la fois.

Et vous ?

Vous êtes-vous déjà demandé ce que signifiait vraiment être « heureuse » ?

Peut-être que, comme moi, votre réponse n’est pas simple. Peut-être qu’il y a en vous à la fois des blessures encore sensibles et une capacité à vous émerveiller de choses très simples ? La psychologie positive ne nous demande pas de nier nos difficultés. Elle nous invite plutôt à regarder aussi ce qui reste vivant en nous.

Peut-être qu’aujourd’hui, ce sera simplement un moment de calme, un sourire échangé, une promenade, un rayon de soleil sur un mur. Et peut-être que cela suffit pour commencer. Une chose à la fois.

Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ
Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ

⚠️ Avertissement

Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.

A propos de l'auteur

Daniela J.

Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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