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Régime cétogène : une piste pour retrouver de l’énergie après 40 ans

Régime cétogène : une piste pour retrouver de l’énergie après 40 ans

Je n’ai jamais pensé que « bien manger » relevait uniquement de la volonté. Et pourtant, pendant longtemps, j’ai cru que consommer 2 à 3 portions de viande / semaine suffisait largement à couvrir mes besoins. Aujourd’hui, je réalise que mon apport en protéines était en réalité insuffisant. Et que cela pouvait expliquer, au moins en partie, cette fatigue persistante, ces fringales à répétition, voire certains troubles digestifs. Il y a tellement d’informations qui circulent autour de l’alimentation (souvent contradictoires), qu’on finit par se sentir perdue. Depuis que je me forme en nutrition intégrative, j’écoute davantage de conférences scientifiques et médicales, avec un regard plus critique mais aussi plus curieux.

C’est ainsi que je suis tombée sur un entretien avec le Dr Réginald Allouche. Il y parlait du régime cétogène, un sujet que j’avais déjà croisé à travers les travaux de la Dre Mindy Pelz, très présente dans les podcasts américains autour du jeûne intermittent et de la santé hormonale féminine. Entendre un médecin français, bienveillant, nuancé, et surtout attentif à la réalité de nos vies, m’a donné envie d’aller plus loin. De vraiment comprendre ce qu’est le régime cétogène, au-delà des promesses rapides ou des discours marketing. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans la posture du Dr Allouche, c’est qu’il ne parle pas uniquement d’alimentation. Il parle aussi de mouvement, d’équilibre, de liberté de penser. Il nous invite à réfléchir à notre santé dans sa globalité, et à sortir des cadres imposés par notre société.

Qu’est-ce que le régime cétogène, vraiment ?

À l’origine, le régime cétogène est une thérapeutique médicale, développée pour traiter certaines formes d’épilepsie résistantes chez l’enfant. En supprimant presque totalement les glucides, le corps entre dans un état appelé « cétose » : il fabrique alors des corps cétoniques à partir des graisses. Ces corps cétoniques deviennent une source d’énergie alternative, particulièrement intéressante pour le cerveau. Ils ont un effet calmant, stabilisateur, et le cerveau semble les apprécier.

Le Dr Allouche explique très clairement le rôle central du foie dans ce processus. C’est lui qui fabrique les corps cétoniques à partir des acides gras. Autrement dit, si le foie est fatigué ou fragilisé (comme c’est mon cas avec une stéatose), le mécanisme peut devenir difficile, voire contre-productif. C’est pour cette raison qu’il insiste sur un point fondamental : il faut être en bonne forme métabolique avant de se lancer dans un régime cétogène strict. Être en bonne forme métabolique? Cela signifie que le corps sait utiliser efficacement ce que nous mangeons (glucides, graisses, protéines) pour produire de l’énergie, sans stocker inutilement, sans inflammation chronique, sans épuisement. À l’inverse, une mauvaise santé métabolique se traduit par un corps qui transforme mal l’énergie, stocke facilement, s’enflamme, et finit par fatiguer aussi bien le corps que le mental.

Ce que j’ai trouvé très important dans son discours, c’est le rappel que le régime cétogène n’est pas anodin. Oui, il peut être efficace pour perdre du poids ou réinitialiser un métabolisme fatigué. Mais mal appliqué, trop riche en graisses de mauvaise qualité, il peut entraîner une lipotoxicité, perturber l’insuline et aggraver certains troubles métaboliques, notamment le diabète de type 2. A court terme, ce régime peut être un outil thérapeutique puissant. Mais à long terme, il est souvent nécessaire de revenir vers une alimentation plus naturelle, plus diversifiée, mieux adaptée à notre mode de vie réel.

Femme brune d’environ 40 ans, couronne de fleurs, assise à une table en bois rustique avec tisane, carnet, œuf, sardines et pot de graines de chia au lait de coco, ambiance aquarelle douce et naturelle

Dans un autre article, je racontais à quel point une alimentation plus riche en protéines, associée à une réduction des glucides, m’avait procuré une sensation de bien-être presque immédiate. Aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi : les corps cétoniques ont un effet coupe-faim, dynamisant, parfois même légèrement euphorisant. Mais ils peuvent aussi provoquer fatigue et maux de tête au début, le temps que le corps s’adapte à cette nouvelle façon de produire de l’énergie. Le Dr Allouche rappelle également que le régime cétogène est ancestral, adapté à certaines populations comme les Inuits. Mais il pose une question essentielle : peut-on réellement vivre en cétose sur le long terme, dans un environnement urbain, stressant, sédentaire, avec un accès constant à la nourriture transformée ?

Enfin (et ce point a profondément résonné en moi), il insiste sur un principe fondamental trop souvent oublié : le mouvement est indispensable. On peut manger parfaitement, mais si l’on ne bouge pas, si l’on ne stimule pas ses muscles, si l’on n’active pas son système lymphatique, même le meilleur régime ne suffit pas. Cela m’a rappelé les propos de la Dre Mindy Pelz : le jeûne, pratiqué sans tenir compte du stress, du sommeil et du rythme de vie, peut déséquilibrer le système hormonal au lieu de l’aider.

A lire aussi : Jeûne intermittent après 40 ans : comprendre, adapter, écouter son corps

Manger autrement, vivre autrement

Vers la trentaine, je faisais beaucoup de sport, surtout en salle. J’étais très active, presque exaltée par le mouvement. À peine rentrée chez moi, j’avais envie de refaire des abdos ou des levés de jambes. Et pourtant, malgré cette activité intense, j’étais constamment ballonnée… et constipée. Un gastro-entérologue m’avait simplement conseillé de boire davantage et de continuer le sport. Rien n’avait changé. Avec le recul, je comprends que le stress chronique que je portais depuis des années jouait probablement un rôle majeur dans mes troubles digestifs. Je n’avais jamais appris à manger pour réguler mes hormones, mon anxiété, mon système nerveux. Je n’avais jamais appris à apaiser mon corps.

Aujourd’hui, je cherche une alimentation qui me soutienne réellement, mais aussi des pratiques qui rendent mon corps plus serein. Et je me dis souvent : il n’est jamais trop tard pour apprendre. Je pratique le jeûne intermittent, mais de façon adaptée à mon cycle menstruel. À l’approche de mes règles, par exemple, je sens que mon corps a besoin de davantage de glucose. À ce moment-là, je ne jeûne pas. J’ai aussi trouvé des petits plaisirs simples qui me conviennent, comme une préparation à base de lait de coco, graines de chia, cannelle, skyr et fruits rouges. C’est doux, nourrissant, et rassurant.

En parallèle, je travaille sur mes habitudes de vie : une routine matinale avec brossage à sec, douche froide sur les jambes, une hydratation généreuse à l’eau citronnée avec une pincée de sel de Guérande. Le sommeil reste un point fragile. Je travaille encore trop tard sur l’ordinateur, mon cerveau cogite. Mais petit à petit, je mets en place des ajustements : plus de téléphone au lit, de la lecture avant de dormir. De petites victoires, mais réelles.

Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ

Si comme moi, vous avez compris que le foie joue un rôle central dans notre énergie et notre métabolisme, ce livre du Dr. Allouche est une pépite. Il y explique comment détoxifier et soutenir son foie de façon douce et scientifiquement validée. C’est une méthode progressive qui combine alimentation adaptée, mouvement et compréhension de nos mécanismes métaboliques.

📖 Pourquoi je le recommande ? Parce que mieux comprendre le rôle du foie, c’est aussi mieux réussir un éventuel régime cétogène, ou simplement retrouver de l’énergie après 40 ans.

Ce que je retiens de l’entretien avec le Dr Allouche. On ne joue pas avec le régime cétogène comme on feuillette un magazine santé. C’est un outil puissant, exigeant, qui mérite d’être compris, respecté, et surtout adapté. J’ai appris que le foie est au cœur de ce processus, que le mouvement ne peut jamais être remplacé par une alimentation stricte, et que ce n’est pas parce qu’un régime fonctionne sur le papier qu’il est forcément bon pour moi, ici et maintenant. Le Dr Allouche nous aide à sortir d’une logique de perfection. Et cela me touche profondément. Je ne suis pas une experte. Je suis une femme qui apprend. Je ne cherche pas la solution miracle, mais ce qui me permet d’avancer, pas à pas, avec bienveillance. 

Et si cet article sème une graine de réflexion chez vous aussi, alors il aura pleinement rempli sa mission 🌱

A propos de l'auteur

Daniela J.

Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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