Trouver la bonne psychologue : la personne qui vous aide enfin à revenir vers vous-même
Il y a des moments dans la vie où l’on sait que l’on a besoin d’aide, mais où l’on ne sait plus très bien comment la demander, ni à qui. On sent que quelque chose ne va pas. On continue pourtant d’avancer, on s’occupe des autres, on gère le quotidien. Mais au fond, on sent bien qu’on s’est éloignée de soi.
Pendant longtemps, j’ai cru que je pouvais me débrouiller seule. Ou plutôt, j’ai fonctionné comme beaucoup de femmes fatiguées : en continuant malgré tout. En minimisant. En repoussant. En pensant que cela finirait bien par passer. J’avais déjà essayé, auparavant, de consulter un professionnel pour être aidée sur le plan psychologique. Mais je n’avais pas trouvé la bonne personne, ni le bon cadre. Je me souviens encore de ce cabinet très blanc, très froid, avec des chaises modernes, transparentes et inconfortables. J’y allais déjà à reculons, parce que je n’avais pas vraiment envie de parler de moi, de ma vie, de ma douleur. Être accueillie dans un lieu qui ne m’apaisait pas n’aidait en rien.
En janvier 2026, j’ai commencé un suivi avec une psychologue qui, très vite, m’a donné le sentiment inverse. Son cabinet est cosy, chaleureux, humain. On s’y sent bien. Et surtout, elle-même est à la fois humaine et professionnelle. J’aime sa manière d’être là, simplement, sans rigidité. Elle est spécialisée dans le burnout et pratique la TCC (thérapie cognitive et comportementale). Je savais que j’avais besoin d’aide, mais je n’imaginais pas encore à quel point ce suivi allait m’aider à remettre de l’ordre dans ma tête, dans ma vie, non pas d’un seul coup, mais pas à pas, une chose à la fois.
Trouver la bonne psychologue, c’est aussi trouver le bon rythme
Au départ, le rythme prévu était d’une séance par semaine. Sur le papier, cela pouvait sembler idéal. En réalité, c’était trop pour moi. Ma semaine est déjà très chargée par les rendez-vous de mon fils et par l’organisation du quotidien. Ajouter un rendez-vous psychologique hebdomadaire devenait presque une charge mentale supplémentaire : un rendez-vous de plus, un déplacement de plus, une contrainte de plus. C’est là que j’ai compris une chose importante : même dans l’aide, il faut trouver le bon rythme.
Ma psychologue a su s’adapter. Elle n’est pas dans le dispositif Mon soutien psy, mais elle m’a proposé un tarif raisonnable pour deux consultations par mois. Cette souplesse a tout changé. Grâce à son adaptabilité, je n’ai pas eu l’impression d’échouer parce que je n’arrivais pas à “tenir” un suivi plus dense. J’ai simplement trouvé un rythme qui me convenait mieux. Parfois, être aidée signifie aussi être accompagnée dans la réalité de sa vie, pas dans un cadre rigide.
La TCC : commencer par changer les comportements
Très vite, elle m’a expliqué quelque chose d’essentiel : avant même d’entrer pleinement dans le travail de TCC, il fallait mettre certaines choses en action. Autrement dit, il ne s’agissait pas seulement de parler, de comprendre ou d’analyser. Il fallait aussi modifier des comportements, recréer du mouvement, remettre du vivant dans le quotidien. Cette approche m’a parlé. Dans les périodes d’épuisement, on peut passer beaucoup de temps à réfléchir, à ruminer, à essayer de comprendre pourquoi on va mal… tout en ne changeant rien concrètement dans sa vie. À un moment donné, il faut aussi remettre le corps et la vie en route. Même doucement. Même imparfaitement.
La question simple qui a tout changé
L’une des premières questions qu’elle m’a posée a été toute simple : “Qu’est-ce que vous aimez ?” Et je dois dire que cette question m’a déstabilisée. Au départ, je ne savais pas quoi répondre. Réfléchir me demandait déjà beaucoup d’énergie. Et surtout, j’avais l’impression de ne plus rien aimer. Quand on est épuisée depuis longtemps, qu’on a pris l’habitude de prioriser les urgences et les besoins des autres, on finit parfois par perdre le contact avec ses propres élans. Puis une réponse est venue : la nature.
Retrouver la santé mentale : Revenir à soi grâce à des choses très simples
À partir de là, quelque chose de très simple s’est dessiné. Chaque matin, après avoir déposé mon fils à l’école à 8h20, au lieu de rentrer directement ou de me jeter dans mes tâches, je commence par marcher. J’habite près du canal, alors je longe l’eau, je passe par le grand parc, je m’assois parfois un moment. L’idée n’est pas de “performer” cette promenade. L’idée est simplement d’être là. Respirer. Sortir des ruminations. Profiter du soleil lorsqu’il est là. Et si possible, terminer ce moment par un café en terrasse. Encore mieux : un café en lisant quelques pages d’un livre. Cela peut durer trente minutes, quarante-cinq minutes, parfois une heure. Peu importe. Ce temps n’est pas du temps perdu. Au contraire, c’est du temps retrouvé.
Pendant longtemps, mon problème a été précisément celui-là : je ne savais pas me donner du temps. Il y avait toujours quelque chose de plus urgent, de plus utile, de plus important. Ces promenades matinales sont devenues bien plus qu’une habitude. Elles représentent un renversement intérieur. Elles disent : moi aussi, j’existe dans ma propre journée.
Structurer ses journées sans se mettre la pression
Une fois rentrée, il me reste environ une heure avant de repartir chercher mon fils pour la pause déjeuner. J’ai choisi d’y placer souvent une heure de formation. Mais pas dans l’improvisation du matin. Je note la veille ce que je veux faire. Ce détail change beaucoup de choses. Il évite la dispersion et économise de l’énergie mentale. Deux semaines plus tard, comme j’avais réussi à installer ces promenades du matin, ma psychologue m’a proposé un nouvel objectif : utiliser mon tapis de course. L’idée n’était pas d’ajouter une contrainte sportive. Il s’agissait plutôt d’optimiser un moment déjà existant : la pause déjeuner. Et comme je lui ai dis que je voulais perdre du poids…
Je marche avant le repas. J’ajoute parfois un peu de musculation douce. Puis je remarche après le repas pour aider la digestion. Et ce moment est aussi devenu un temps complice avec mon fils. Lui aussi veut participer. Il me copie même pour la cohérence cardiaque. Nous avons commencé à pratiquer cinq minutes avant les repas. C’est simple. C’est imparfait. Mais c’est déjà là.
Trouver la bonne thérapeute : se reconstruire une chose à la fois
Je crois que c’est cela que ma psychologue m’aide à comprendre : la reconstruction ne commence pas forcément dans de grandes révélations. Elle commence parfois dans une marche au bord du canal. Dans un café en terrasse. Dans quelques respirations avant le déjeuner. Dans une mère et son enfant qui avancent côte à côte sur un tapis de course.
Pour l’instant, mes objectifs sont simples : continuer à me promener, prendre ce temps pour moi, être davantage dans la nature, suspendre les pensées autant que possible. Bien sûr, j’ai aussi d’autres envies : me réveiller tôt, créer une routine du matin, intégrer la luminothérapie, les étirements ou les morning pages. Mais je sais qu’il ne faut pas vouloir tout faire en même temps.
Respecter le rythme réel de sa reconstruction est probablement l’un des apprentissages les plus importants. Ne pas transformer le mieux-être en nouveau projet de performance.
Une chose à la fois.
Trouver la bonne psychologue peut vraiment changer quelque chose. Je n’écris pas cet article pour dire que tout est réglé. Ce n’est pas le cas. Je l’écris parce que je mesure aujourd’hui la différence entre être seule avec ses ruminations et être accompagnée avec intelligence, douceur et pragmatisme. Trouver le bon thérapeute ne signifie pas qu’il va nous sauver à notre place. Mais il peut nous aider à retrouver un chemin, le nôtre.
Dans trois mois, j’aimerais écrire un nouvel article pour voir où j’en suis. Observer honnêtement ce que ces petits comportements, répétés dans la durée, auront commencé à transformer. Pour l’instant, j’ai surtout besoin de consolider ce que nous avons déjà construit : Marcher. Respirer. Lire. Bouger. Me prioriser un peu plus. Parfois, l’aide la plus précieuse n’est pas celle qui nous donne une méthode compliquée. C’est celle qui nous aide à reprendre doucement contact avec ce que nous aimons, avec ce qui nous apaise, avec ce qui nous remet en mouvement. Et en ce moment, c’est exactement ce que ma psychologue m’aide à faire.
⚠️ Avertissement
Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.






