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Quand les compléments deviennent « trop » : mon expérience en médecine fonctionnelle

Quand les compléments deviennent « trop » : mon expérience en médecine fonctionnelle

À quel moment commence-t-on à ne plus se reconnaître ?

À quel moment la fatigue devient-elle si présente qu’elle finit par brouiller la pensée, ralentir les décisions, rendre les journées plus lourdes, et même faire douter de soi ? Ces dernières années, je me suis souvent posé cette question.

Parce que je n’étais pas juste fatiguée. J’étais épuisée. Pas seulement physiquement, mais mentalement aussi. J’avais les paupières lourdes, le corps lourd, l’impression de fonctionner au ralenti. Réfléchir me demandait un effort énorme. Prendre une décision simple pouvait me paraître insurmontable. J’avais cette sensation de brouillard mental dont on parle beaucoup, mais qu’on ne comprend vraiment que lorsqu’on la vit.

Et dans ce brouillard, entre solutions proposées, compléments alimentaires et accompagnements bienveillants… je me suis retrouvée à la fois rassurée… et perdue. J’ai découvert la médecine fonctionnelle. Une approche qui m’a apporté un cadre plus clair… même si je me sentais encore perdue face à la complexité des compléments alimentaires.

Médecine fonctionnelle : une autre manière de comprendre sa santé

Chercher de l’aide quand la médecine conventionnelle ne suffit plus

Comme beaucoup de personnes qui ne se sentent plus bien, sans forcément entrer dans une case médicale évidente, j’ai cherché de l’aide. Je me suis d’ailleurs considérée en « errance médicale » ! Quand la médecine conventionnelle ne peut plus répondre à notre détresse, on a tendance à se tourner vers des approches dites « alternatives » : naturopathie, phytothérapie, accompagnement global… gourous ! Et je comprends pourquoi. Quand on souffre, on cherche désespérément (vraiment désespérément) une solution. On cherche une professionnelle de confiance qui prenne le temps d’écouter, de comprendre, de relier. Au fil de mon cheminement, j’ai découvert cet autre univers : celui de la médecine fonctionnelle.

Médecine fonctionnelle ou naturopathie : quelle approche choisir ?

La question est légitime. Une naturopathe ou une coach santé peuvent apporter énormément : écoute, compréhension globale, conseils en hygiène de vie, soutien. Et je tiens à le dire clairement : j’ai rencontré des professionnelles compétentes, bienveillantes, engagées. Mais, dans certaines situations, notamment lorsque les symptômes sont multiples, installés, ou difficiles à comprendre, une autre dimension peut devenir nécessaire.

La médecine fonctionnelle ne remplace pas la médecine classique. Elle ne s’y oppose pas non plus. Elle s’appuie sur la biologie, la physiologie, l’analyse du terrain (comme les naturo !), les déséquilibres du corps… tout en conservant un cadre médical. Et surtout, elle permet d’aller plus loin grâce aux examens biologiques. C’est ce point qui a été déterminant pour moi. Parce qu’un médecin en médecine fonctionnelle peut : prescrire une prise de sang complète, analyser les résultats avec un regard clinique, exclure certaines pathologies, confronter le ressenti à des données objectives. Dans une situation comme la mienne (fatigue profonde, troubles digestifs, stéatose hépatique, troubles de l’humeur), cela change tout.

Mon parcours santé : quand trop de compléments créent plus de confusion que de clarté

Accompagnement par une nutrithérapeute : un espoir trop court

La première approche, avec la nutrithérapeute, était très centrée sur le système digestif, avec une suspicion de SIBO. Son protocole avait du sens sur le plan digestif. Parce que l’intestin est souvent présenté comme une clé majeure de la santé, certains disant, comme Hippocrate, que « toutes les maladies commencent dans l’intestin ». Nous avons donc choisi de commencer par là. J’avais enfin une direction, un axe de travail clair.

Le protocole comprenait plusieurs compléments : des probiotiques, un soutien pour la santé intestinale, du molybdène… et la possibilité d’ajouter d’autres nutriments comme l’iode et le zinc, en plus des bases déjà bien connues comme le magnésium, les oméga 3, les vitamines B ou la vitamine D. Sur le papier, tout faisait sens. Mais après un mois (des 3 premiers compléments seulement), je n’ai constaté aucune amélioration. Et cela a été difficile à vivre. Parce que je n’attendais pas une transformation spectaculaire. Je n’espérais pas tout régler en quelques semaines. J’attendais simplement un petit mieux. Un peu plus d’énergie. Un peu moins de ventre gonflé. Un signe que mon corps répondait.

Mais il n’y a rien eu. J’ai ressenti une forme de tristesse. Comme si, malgré les efforts, malgré les compléments, malgré la logique du protocole… mon corps restait silencieux. Mais un mieux-être réclame plus de temps avec des compléments ! Je n’ai pas été assez patiente.

Coach santé en médecine fonctionnelle : une approche globale… mais trop dense

La deuxième approche était plus globale. La coach a pris le temps de m’écouter, de relier plusieurs dimensions, de voir plus large. Et cela m’a fait du bien. Je me suis sentie comprise, et surtout considérée dans mon ensemble, pas seulement à travers un symptôme. Mais très vite, une autre difficulté est apparue. Le protocole était dense. Très dense. Il comprenait de nombreux compléments : oméga 3, vitamine D, magnésium sous différentes formes (en gélules, en spray), un soutien pour le foie, de la lécithine de tournesol pour la santé cérébrale, de la vitamine A, des probiotiques, de l’ashwagandha… Pris séparément, chacun avait du sens. Mais ensemble, cela devenait difficile à suivre.

Il y avait aussi peu de clarté pratique. Certains compléments devaient être pris avant les repas, d’autres pendant ou après, avec parfois des temps d’écart à respecter entre certains d’entre eux. Et quand on est déjà épuisée, noyée sous les responsabilités, avec un cerveau qui peine à suivre… trop d’informations deviennent vite une charge de plus. Je n’ai tout simplement pas réussi à intégrer ce protocole dans mon quotidien. Non pas par manque de volonté. Mais parce que cela demandait une organisation et une énergie que je n’avais plus à ce moment-là. Et c’est là que j’ai commencé à comprendre quelque chose d’important.

Ce que ma formation à l’IIN m’aide à comprendre aujourd’hui

À l’IIN, on parle beaucoup de l’aspect holistique, plus exactement même de la bio-indvidualité de chacun. Pas seulement de nutrition. Pas seulement de symptômes. Mais de rythme de vie, de stress, de relations, de sommeil, d’émotions, de capacité au changement. Et plus j’avance dans cette formation, plus une évidence s’impose à moi : Les gens n’ont pas seulement besoin d’un protocole. Ils ont besoin d’être entendus. Ils ont besoin qu’on leur dise : ce que vous vivez est réel, ce n’est pas dans votre tête, vous n’êtes pas faible, et surtout… ça va aller.

Pourquoi j’ai finalement consulté un médecin en médecine fonctionnelle ?

Presque un an après, j’ai consulté une docteure en médecine fonctionnelle. Et là, j’ai senti une différence importante. Non pas en termes de bienveillance (car les autres professionnelles en avaient aussi) mais en termes de cadre. Elle a pris en compte plusieurs axes de mon état : le système digestif, l’énergie cellulaire, le système nerveux, le terrain nutritionnel, la thyroïde, le foie. Elle m’a proposé un protocole. Mais surtout, elle m’a prescrit une prise de sang complète. C’est précisément là que, pour moi, la médecine fonctionnelle prend tout son sens. On ne reste pas uniquement dans le ressenti. On s’appuie aussi sur des données biologiques. J’ai fait cette prise de sang. J’ai reçu les résultats. Je les lui ai transmis. Et j’attends maintenant son retour. Comme elle est médecin, je vais pouvoir la consulter pour une lecture des analyses, pour comprendre ce qu’elles montrent, et pour vérifier si le protocole proposé est bien adapté.

🌿 Compléments alimentaires : utiles, mais parfois trop

Quand “trop” de compléments alimentaires devient contre-productif

Ce parcours m’a confrontée à une réalité que je n’avais pas anticipée. Ce ne sont pas tant les compléments en eux-mêmes qui posent un problème. C’est leur accumulation. Leur complexité. Le manque de clarté. Quand on reçoit un protocole avec de nombreux compléments, à différents moments de la journée, avec des dosages précis… cela peut vite devenir oppressant. Surtout quand on est déjà épuisée.

Une réalité de vie qui change tout

J’avais besoin d’énergie ! Maman solo, j’accompagnais mon petit garçon de 6 ans à ses RDV hebdomadaires : ergothérapie, psychomotricité, psychologie, orthophonie, habiletés sociales. En parallèle, je suivais deux formations en même temps, qui comptent énormément à mes yeux (une formation en assistanat digital freelance, et ma formation en nutrition intégrative à l’IIN). Deux univers qui me passionnent profondément. Mais dans cet état de fatigue, j’avais souvent l’impression d’apprendre sans intégrer, de lire sans retenir, d’avancer sans vraiment avancer. Et au milieu de tout cela, une évidence s’imposait : je devais retrouver ma santé. Mais je ne savais plus par où commencer.

La santé a un prix… mais aussi des limites

La santé a un prix. Les consultations spécialisées coûtent cher. Les analyses coûtent cher. Les compléments de qualité coûtent cher. Et lorsqu’on commence à s’y intéresser sérieusement, on se rend compte à quel point on aurait préféré prendre soin de soi plus tôt. Mais encore faut-il pouvoir suivre. Encore faut-il que cela reste adapté à notre réalité.

Compléments alimentaires : qualité, dosage… et discernement

Tous les compléments ne se valent pas. Certains laboratoires sont bien connus dans le domaine de la santé fonctionnelle, comme Therascience, Nutrilogics ou Sunday Natural. D’autres marques, plus accessibles au grand public, que j’aime beaucoup, comme Nutri&Co ou Nutripure, bénéficient également d’une bonne réputation.

Mais avec le temps, j’ai compris une chose essentielle : le nom de la marque ne suffit pas.

La qualité d’un complément se joue sur plusieurs critères : la forme du nutriment, sa biodisponibilité, son dosage réel, la présence ou non d’additifs, ou encore la transparence du fabricant sur l’origine des ingrédients. Un complément peut sembler intéressant sur l’étiquette… mais être insuffisamment dosé pour répondre à un besoin réel. À l’inverse, multiplier les produits, même de bonne qualité, peut rapidement devenir contre-productif. Car au-delà de leur intérêt potentiel, les compléments restent des substances actives. Et tout ce que l’on consomme passe par le foie. Ce n’est pas un détail, surtout lorsqu’il est déjà fragilisé.

🌿 Ce que je retiens aujourd’hui

Ce parcours m’a appris plusieurs choses. Que la santé a un prix. Que les compléments peuvent soutenir, mais qu’ils ne remplacent pas une approche globale. Que la médecine fonctionnelle peut être une voie intéressante, justement parce qu’elle relie le ressenti et les données médicales. Mais surtout… Que lorsqu’on est épuisée, on n’a pas besoin de complexité. On a besoin de simplicité. De clarté. D’un accompagnement adapté à notre réalité.

🌿 Et maintenant ?

Aujourd’hui, je poursuis ce chemin avec plus de lucidité. J’attends le retour de la docteure sur mes analyses. Mais je sais aussi que ma santé ne se jouera pas uniquement dans une boîte de gélules. Elle se jouera dans mon quotidien. Dans mon sommeil. Dans mon stress. Dans mon alimentation. Dans mon mouvement. Dans ma capacité à créer une vie plus soutenante pour mon corps. C’est justement ce que je partagerai dans un deuxième article. Parce qu’au fond, reprendre sa santé en main ne consiste pas à suivre un protocole parfait. Cela consiste à avancer pas à pas, avec discernement, bienveillance… et sans se perdre en route.

Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ
Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ

⚠️ Avertissement

Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.

A propos de l'auteur

Daniela J.

Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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