Fatigue chronique chez la femme : et si ce n’était pas une seule cause mais un système déséquilibré ?

Pourquoi les “types de fatigue” sont trop simplificateurs (mais restent utiles)

J’ai entendu qu’il existerait plusieurs types de fatigue (thyroïdienne, surrénalienne, hépatique…). Comme si notre corps fonctionnait en compartiments bien séparés, chacun responsable d’un symptôme précis à un moment donné de la journée. J’ai moi-même été attirée par cette façon de comprendre. Parce qu’elle est rassurante. Elle donne l’impression que si l’on identifie “le bon type de fatigue”, alors on pourra enfin trouver la solution.

Mais avec le recul, je crois que cette vision est trop simplificatrice. Pas inutile, non. Elle peut servir de point de départ pour observer. Se poser des questions. Faire des liens. Mais elle devient vite limitante si on la prend au pied de la lettre. Car le corps ne fonctionne pas en silos. Il fonctionne en système. Et c’est probablement là que tout change dans la manière de comprendre sa fatigue.

Comprendre la fatigue autrement : un corps qui fonctionne en réseau

Avec le temps (et surtout au fil de mes cours à l’IIN), j’ai commencé à voir les choses différemment. Au lieu de me demander : “Quelle fatigue j’ai ?”, j’ai commencé à me poser une autre question : “Dans quel état est mon terrain ?”. Parce que tout est connecté.

  • La glycémie influence le cortisol.
  • Le cortisol influence le sommeil.
  • Le sommeil influence la thyroïde.
  • Le foie participe à l’équilibre hormonal.
  • Et l’inflammation vient perturber l’ensemble.

On ne peut pas isoler un organe, une hormone ou un symptôme sans regarder le reste. C’est un peu comme un mobile suspendu : si une pièce bouge, tout l’équilibre change. Dans mon cas, ce que j’observe aujourd’hui, ce n’est pas “plusieurs fatigues différentes”.

C’est un terrain global déséquilibré qui crée plusieurs symptômes. Mon terrain aujourd’hui : une accumulation de facteurs. Mes analyses de sang ont confirmé certaines choses. Une stéatose hépatique. Une inflammation de bas grade. Et à cela s’ajoutent des éléments que je ressens au quotidien :

  • Une insulino-résistance.
  • Une fatigue nerveuse.
  • Un sommeil imparfait.
  • Un stress chronique.
  • Et aujourd’hui, une entrée en périménopause.

Pris séparément, chacun de ces éléments pourrait expliquer une partie de ma fatigue. Mais ensemble, ils dessinent un tableau beaucoup plus cohérent. Celui d’un organisme qui fait ce qu’il peut… mais qui fonctionne sous tension.

Le stress chronique : comprendre la dérégulation de l’axe HPA

Pendant longtemps, j’ai entendu parler de “fatigue surrénalienne”. Aujourd’hui, je comprends que ce terme, non reconnu par la médecine conventionnelle, est simplifié. Ce qui se joue réellement, c’est une dérégulation de ce qu’on appelle l’axe HPA (hypothalamus – hypophyse – surrénales). C’est un système de communication entre le cerveau et les glandes surrénales, qui permet de répondre au stress.

En théorie, ce système est parfaitement régulé :

  • Le stress apparaît
  • → le cortisol augmente
  • → le corps s’adapte
  • → puis le cortisol redescend.

Mais lorsque le stress devient chronique, ce système se dérègle. Et c’est là que les choses se compliquent. Dans mon cas, j’ai essayé de comprendre à travers les analyses. J’ai dosé mon cortisol plusieurs fois. Parfois il était élevé. Parfois trop bas. Parfois “dans la norme”.

Une analyse plus poussée a même montré quelque chose de déroutant : un cortisol total élevé… mais un cortisol libre trop bas. Et malgré cela, je n’ai jamais vraiment obtenu de réponse claire. Ni diagnostic précis. Ni explication satisfaisante.

Et à un moment, je me suis rendue compte d’une chose importante : je passais mon temps à chercher une réponse dans les chiffres… sans changer réellement mon mode de vie.

L’hypervigilance : un système nerveux constamment en alerte

Avec le recul, je crois que mon système nerveux est resté longtemps en état d’hypervigilance. Toujours en alerte. Toujours en anticipation. Toujours en tension. Et en écrivant cela, je me dis : quelle femme aujourd’hui ne l’est pas, au fond ? Entre la charge mentale, la parentalité, les responsabilités, le besoin de “tenir”, de “faire face”… notre système nerveux est rarement au repos. Et pourtant, il en a besoin.

Car un système nerveux constamment activé, c’est : un cortisol perturbé, un sommeil altéré, une digestion impactée, une fatigue persistante. Ce n’est pas un problème isolé. C’est un mode de fonctionnement global.

La périménopause : un amplificateur silencieux

À cela s’ajoute aujourd’hui une nouvelle dimension : la périménopause. Une période de transition hormonale où les œstrogènes fluctuent fortement. Et ces fluctuations ont un impact direct sur : la sensibilité à l’insuline, le système nerveux, la qualité du sommeil, l’inflammation. Ce qui signifie que tout ce qui était déjà fragile… devient plus visible. Plus intense. Plus difficile à stabiliser. Ce n’est pas un problème en plus. C’est un amplificateur.

Ce que j’ai compris (et fini par accepter)

Pendant longtemps, j’ai cherché une réponse unique. Un diagnostic clair. Une explication définitive. Un “c’est ça que vous avez”. Mais aujourd’hui, je crois que la réalité est plus subtile. Je n’ai pas “trois fatigues”. Je n’ai pas un problème isolé. J’ai un terrain sensible, en déséquilibre, dans une phase de transition. Et à partir de là, la question n’est plus : “Quel est mon problème ?” Mais : “Comment puis-je soutenir mon corps au quotidien ?”

Revenir à l’essentiel : les piliers de la médecine du mode de vie

Ce que j’ai appris, notamment à travers mes cours en nutrition intégrative, c’est que la base reste souvent la plus puissante. La “lifestyle medicine” (médecine du mode de vie) repose sur des éléments simples… mais fondamentaux :

  • Bien manger.
  • Bouger régulièrement.
  • Dormir suffisamment.
  • Gérer son stress.

Des études ont montré que ces piliers ont un impact réel sur : l’inflammation, la glycémie, l’équilibre hormonal, l’énergie. Et pourtant, ce sont souvent les premières choses que l’on néglige… parce qu’elles paraissent trop simples. Aujourd’hui, j’ai choisi de revenir à cela.

  • Stabiliser ma glycémie, en structurant mes repas et en évitant les pics et les chutes.
  • Apaiser mon système nerveux, avec des pratiques simples comme la respiration ou la marche.
  • Soutenir mon foie, en revenant à une alimentation plus naturelle et moins transformée.

Rien de spectaculaire. Mais quelque chose de profondément cohérent.

    Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ
    Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ

    ⚠️ Avertissement

    Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.