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Système immunitaire après 45 ans : comprendre l’inflammation pour mieux soutenir son corps

Système immunitaire après 45 ans : comprendre l’inflammation pour mieux soutenir son corps

Système immunitaire après 45 ans : comprendre l’inflammation pour mieux soutenir son corps

En hiver, voire déjà en automne, on entend très souvent qu’il faut “renforcer son système immunitaire”. On nous parle de vitamine C, de vitamine D, de compléments alimentaires, de cures à faire dès que l’hiver approche ou que la fatigue s’installe. Comme si notre immunité dépendait uniquement de quelques gestes ponctuels, presque mécaniques.

Avec le temps, en observant mon corps, en me formant à la santé intégrative et en croisant certaines données scientifiques, j’ai compris quelque chose de profond et déroutant à la fois. Après 40-45 ans, le système immunitaire des femmes ne fonctionne plus comme avant. Et surtout, il ne doit plus être abordé de la même manière. Ce que la science met aujourd’hui en lumière, et notamment une revue publiée sur PubMed Central, c’est que la périménopause, cette période de transition hormonale, correspond en réalité à un état inflammatoire global du corps. Autrement dit, nous ne sommes pas simplement “plus fatiguées” ou “moins résistantes”. Nous entrons dans une phase où notre immunité devient plus sensible, plus réactive… et parfois déséquilibrée. Et c’est précisément ce que beaucoup de femmes ressentent sans parvenir à mettre des mots dessus.

Dans cet article, j’ai envie de partager ma lecture de ce changement, pour que nous puissions comprendre ce qui se passe dans notre corps… et surtout comment l’accompagner intelligemment.

H2 Pourquoi le système immunitaire des femmes change après 45 ans

H3 La baisse des œstrogènes : un tournant biologique majeur

À partir de la quarantaine, le corps féminin commence une transition progressive vers la ménopause. Ce processus, qui peut durer plusieurs années, s’accompagne d’une diminution des œstrogènes. Or, ces hormones ne servent pas uniquement à réguler le cycle menstruel. Elles jouent un rôle fondamental dans l’équilibre du système immunitaire. L’étude explique que les œstrogènes agissent comme de puissants régulateurs, notamment en limitant les réactions inflammatoires et en modulant les réponses immunitaires. Lorsque leur niveau baisse, cet équilibre se modifie.

H3 Une transition vers un état inflammatoire naturel

Ce que la recherche montre aujourd’hui est trop intéressant. La périménopause n’est pas seulement une transition hormonale. Elle est associée à une augmentation de l’inflammation dans le corps. Plus précisément, les scientifiques parlent d’une inflammation chronique de bas grade, c’est-à-dire une inflammation diffuse, silencieuse, mais persistante. Cette inflammation est liée à l’activation du système immunitaire, notamment via des mécanismes appelés “inflammasomes”, qui déclenchent la production de molécules inflammatoires. Ce processus est naturel. Mais il devient problématique lorsqu’il s’installe dans la durée.

H3 Un système immunitaire plus réactif… mais moins équilibré

Ce qui rend cette période particulière, c’est que le système immunitaire ne devient pas simplement “moins efficace”. Il devient plus complexe. D’un côté, il peut être plus réactif, avec davantage de réponses inflammatoires. De l’autre, il peut perdre en capacité de régulation. Ce déséquilibre peut expliquer pourquoi certaines femmes ressentent :

  • Une fatigue persistante,
  • Une sensibilité accrue aux infections,
  • Des inflammations diffuses,
  • Ou encore des troubles digestifs et hormonaux.

C’est une transformation du terrain biologique.

H2 Le lien entre immunité, cerveau et émotions après 45 ans

H3 Quand l’inflammation atteint aussi le cerveau

Un des apports majeurs de cette étude, et souvent ignoré, concerne le lien entre l’immunité et le cerveau. Les chercheurs expliquent que l’inflammation liée à la ménopause ne reste pas uniquement dans le corps. Elle peut aussi toucher le système nerveux central. Cette inflammation peut rendre le cerveau plus vulnérable, notamment en perturbant certaines fonctions comme la mémoire, la concentration ou la régulation émotionnelle. C’est pour cela que certaines femmes décrivent :

  • Une sensation de brouillard mental,
  • Une difficulté à se concentrer,
  • Une instabilité émotionnelle,
  • Ou une fatigue mentale inhabituelle.

H3 Le rôle du stress dans ce déséquilibre

À cela s’ajoute un facteur clé : le stress. Le stress chronique agit directement sur le système immunitaire en augmentant la production de cortisol. Or, à cette période de la vie, la régulation hormonale est déjà fragilisée. Le stress vient alors amplifier le déséquilibre.

Des travaux en psychoneuroimmunologie montrent que le cerveau, les hormones et le système immunitaire sont en interaction constante, et que le stress peut accentuer l’inflammation et perturber l’équilibre global. Autrement dit : ce que nous ressentons émotionnellement impacte directement notre immunité.

H3 Comprendre ce que notre corps essaie de te dire

À ce stade, il est essentiel de changer de regard. Ce que nous ressentons (fatigue, irritabilité, troubles digestifs, sensibilité) n’est pas “dans ta tête”. Ce sont des signaux. Notre corps ne dysfonctionne pas. Il s’adapte à une nouvelle réalité biologique.

📌 Encadré — Comprendre le mécanisme biologique : immunité, inflammasomes et inflammation pendant la périménopause

Le système immunitaire fonctionne normalement comme un système d’alerte. Il détecte les menaces (virus, bactéries, stress cellulaire), déclenche une réponse inflammatoire pour protéger l’organisme… puis s’éteint une fois le danger écarté. Dans ce processus, les œstrogènes jouent un rôle essentiel : ils participent à réguler l’inflammation et à limiter l’activation excessive du système immunitaire.

Mais à l’approche de la périménopause, cette régulation change. La baisse progressive des œstrogènes entraîne une modification du fonctionnement immunitaire. La recherche montre que cette transition s’accompagne d’une activation accrue de certaines structures appelées “inflammasomes”, présentes à l’intérieur de nos cellules. Les inflammasomes agissent comme des capteurs : ils détectent les signaux de stress ou de déséquilibre et déclenchent la production de molécules inflammatoires, notamment des cytokines comme IL-1β et IL-18.

Dans un fonctionnement normal, cette réponse est ponctuelle et contrôlée. Mais pendant la périménopause, les chercheurs observent que ces mécanismes sont plus facilement activés et moins bien régulés. Cela conduit à une inflammation chronique de bas grade, c’est-à-dire une inflammation légère mais persistante dans l’organisme. Cette inflammation n’est pas localisée à un seul endroit. Elle circule dans le sang, via les cytokines, et peut toucher différents systèmes du corps :

  • Le système nerveux central, avec un impact possible sur la mémoire, la concentration et l’humeur
  • Les organes comme l’intestin, le foie ou les tissus adipeux
  • Le système vasculaire

H2 Comment soutenir son système immunitaire après 45 ans ?

H3 Sortir de la logique de “booster son immunité”

C’est probablement l’erreur la plus répandue. On pense qu’il faut stimuler, renforcer, activer le système immunitaire. Mais dans un contexte inflammatoire… ce n’est pas toujours la bonne approche. Lorsque le système est déjà activé, le stimuler davantage peut accentuer l’inflammation. Ce dont le corps a besoin, ce n’est pas d’être poussé. C’est d’être régulé.

H3 Apaiser l’inflammation avant tout

La priorité devient alors claire : réduire l’inflammation. Cela passe par des choix simples mais cohérents :

  • Une alimentation riche en nutriments,
  • Moins de sucre et d’aliments transformés,
  • Plus de végétaux, d’antioxydants et de bonnes graisses.

L’objectif n’est pas la perfection. Mais la régularité.

H3 Soutenir le système nerveux pour protéger l’immunité

À cette étape de la vie, le système nerveux devient un levier central. Respirer, ralentir, dormir, s’exposer à la lumière naturelle, marcher… Ces gestes ont un impact direct sur l’immunité. Parce qu’ils agissent sur le stress. Et donc sur l’inflammation.

H3 Nourrir le corps intelligemment

Certains nutriments restent essentiels, mais dans une logique d’accompagnement, pas de surstimulation. La vitamine C, consommée régulièrement, soutient l’équilibre global. La vitamine D, souvent déficitaire, joue un rôle clé dans la régulation immunitaire. Mais là encore, ce n’est pas une solution miracle. C’est un soutien parmi d’autres.

H3 Accepter un nouveau rythme

C’est sans doute la partie la plus difficile. Mais aussi la plus transformative. Notre corps ne fonctionne plus comme avant. Et ce n’est pas un problème. C’est une invitation à ralentir, à écouter, à ajuster

Pour conclure | Ce que je ressens aujourd’hui ? En découvrant tout cela, je me suis sentie assez bouleversée. Il y a une forme de choc. Une forme de peur aussi. Parce que je me demande : est-ce que c’est normal de ne pas avoir été informée, prévenue, préparée ? Et puis il y a cette sensation d’injustice, difficile à expliquer. Comme si, à un moment de la vie où l’on commence enfin à mieux se connaître, à vouloir construire, à avancer… le corps, lui, change les règles du jeu. Ces derniers mois, j’ai ressenti beaucoup de choses dans mon corps : de la fatigue, des déséquilibres, des signaux que je ne comprenais pas toujours. Et en même temps… Je sens qu’il y a une autre manière de regarder tout cela. Le corps ne dysfonctionne pas. Il se réorganise. Avant, il protégeait la reproduction. Aujourd’hui, il cherche à protéger la durée. Il devient plus sensible, plus vigilant… peut-être aussi plus exigeant. Et cela change forcément notre manière de vivre. Alors oui, ça me questionne profondément. Sur mon rythme. Sur ma manière de travailler.

Sur mes priorités. Peut-être que cette période m’invite, justement, à revenir à l’essentiel ? À prendre soin de moi autrement ? À appliquer, vraiment, les piliers de la santé que j’apprends depuis des mois ? Et si, au fond, ce n’était pas une limite… mais un nouveau chemin à apprivoiser ?

Source

McCarthy M, Raval AP. The peri-menopause in a woman’s life: a systemic inflammatory phase that enables later neurodegenerative disease. J Neuroinflammation. 2020 Oct 23;17(1):317. doi: 10.1186/s12974-020-01998-9. PMID: 33097048; PMCID: PMC7585188.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7585188/

    Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ
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    ⚠️ Avertissement

    Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.

    A propos de l'auteur

    Daniela J.

    Je m’appelle Daniela. Nouvelle entrepreneure, je chemine vers plus de santé, de présence et de vitalité. Après une formation en nutrition intégrative, l’envie d’écrire s’est imposée comme une évidence. Ici, je partage ce que j’apprends et ce que je traverse, une chose à la fois !

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