H1 – Stéatose hépatique : comment le sport améliore le foie (rôle des mitochondries expliqué)

Quand le médecin m’a informé que j’avais une stéatose hépatique, j’ai associé cette maladie du foie « juste » à une accumulation de graisses dans le foie. Une sorte de “stockage en trop”, lié à mon alimentation et à mon mode de vie. Mais en creusant un peu plus, une autre dimension est apparue, beaucoup plus profonde : celle des mitochondries. Ces petites structures, présentes dans chacune de nos cellules, jouent un rôle central dans notre métabolisme. Et lorsqu’elles fonctionnent moins bien, tout l’équilibre du corps peut basculer.

C’est précisément ce que met en lumière cette étude scientifique publiée en 2019 : « Exercice physique et santé du foie : rôle de la fonction mitochondriale et des mécanismes épigénétiques dans la stéatose hépatique non alcoolique ». La stéatose hépatique n’est pas seulement un problème de graisse, c’est aussi un problème d’énergie. Aussi appelée “foie gras non alcoolique”, elle est aujourd’hui l’une des maladies métaboliques les plus fréquentes.

H2 – Stéatose hépatique : comprendre les causes et le diagnostic

Lorsque j’ai consulté un gastro-entérologue, le diagnostic est tombé presque immédiatement. Sans véritable examen approfondi, il m’a dit que, compte tenu de mon surpoids, j’avais “forcément” une stéatose hépatique. Avant de quitter le cabinet, il m’a prescrit du psyllium pour ma constipation (qui, dans mon cas, n’a fait qu’augmenter les ballonnements).

Je me souviens être sortie de ce rendez-vous avec un sentiment de vide. Comme si, au lieu d’avoir des réponses, j’avais simplement reçu une conclusion. Quelques semaines plus tard, après de nouveaux examens et beaucoup d’attente, un autre médecin a confirmé le diagnostic. Mais là encore, les explications sont restées très limitées. On m’a dit que ce n’était “pas grave”, que l’on pouvait vivre avec. Entre ces deux discours, l’un très rapide, l’autre presque banal, je me suis sentie tellement perdue. Avec une question simple, mais essentielle : Pourquoi mon corps en est arrivé là ?

Avec le recul, je me rends compte que la médecine actuelle est souvent une médecine d’urgence, extrêmement précieuse lorsqu’il s’agit de diagnostiquer ou de traiter des situations aiguës, mais qui laisse parfois peu de place à l’explication, à la prévention et à l’accompagnement dans la durée.

H3 – De la confusion à la compréhension : mon besoin d’aller plus loin

C’est finalement en dehors du cabinet médical que j’ai commencé à trouver des réponses. Au fil de ma formation à l’Institute for Integrative Nutrition, j’ai découvert des notions que je n’avais jamais entendues auparavant : le rôle du métabolisme, l’impact de l’insuline, mais aussi celui des mitochondries.

J’ai toujours eu une sensibilité particulière pour la biologie et la physiologie. Comprendre comment le corps fonctionne m’a progressivement permis de changer de regard. Je ne voyais plus uniquement une accumulation de graisse dans mon foie, mais un déséquilibre plus global, impliquant l’énergie, le mode de vie, et le fonctionnement cellulaire.

H3 – Pourquoi j’ai choisi de partager cela ?

Avec le recul, je ne parlerais pas forcément d’errance médicale, mais plutôt d’un manque d’accompagnement et d’explications. Et c’est précisément ce qui m’a donné envie d’écrire. Parce que lorsqu’on reçoit un diagnostic sans comprendre ce qu’il signifie réellement, on peut se sentir seule, démunie, découragée. Et puis, je crois que nous avons souvent tendance à déléguer notre santé aux professionnels, alors que comprendre les mécanismes du corps pourrait tellement nous aider à devenir acteurs de notre propre équilibre.

Si mon parcours, mes recherches et ce que j’apprends aujourd’hui peuvent aider d’autres femmes à mieux comprendre ce qu’elles vivent, à mettre du sens sur leurs symptômes et à retrouver une forme de pouvoir sur leur santé… alors cet article a déjà une raison d’exister.

H2 – Stéatose hépatique : rôle des mitochondries dans le foie

H3 – Les mitochondries : comprendre leur rôle dans le corps

Les mitochondries sont souvent décrites comme les “centrales énergétiques” de nos cellules. Leur rôle est de transformer les nutriments en énergie utilisable par le corps. Sans énergie, le corps ne peut tout simplement pas fonctionner. Dans le foie, elles ont une mission essentielle : brûler les graisses.

H3 – Foie gras (stéatose) : pourquoi le foie stocke les graisses

Le foie n’est pas “contre” les graisses. Au contraire, il est conçu pour les gérer. Il est capable de transformer, utiliser et redistribuer les graisses dans l’organisme. Mais le problème apparaît lorsque l’équilibre est rompu.  Trop d’apports (graisses, sucres, calories). Pas assez de dépense énergétique. Le foie reçoit alors plus qu’il ne peut traiter. Il stocke. Et c’est ainsi que débute la stéatose hépatique.

H3 – Stéatose hépatique : causes multiples et facteurs de risque

La stéatose hépatique est une maladie multifactorielle, impliquant l’alimentation, la sédentarité, les mitochondries, les hormones, le microbiote intestinal, la génétique et le stress.

L’altération du microbiote intestinal, l’augmentation de la perméabilité intestinale et l’inflammation peuvent également jouer un rôle dans son développement et son aggravation.

H3 – Mitochondries du foie : au cœur du déséquilibre métabolique

Toutes les mitochondries ne réagissent pas exactement de la même manière. Leur fonctionnement dépend de l’environnement dans lequel elles se trouvent. Dans le foie, elles sont directement influencées par l’alimentation, la glycémie, l’insuline et la quantité de graisses circulantes. Cela signifie qu’en cas de déséquilibre métabolique, comme dans la stéatose hépatique, ce sont les mitochondries du foie qui sont en première ligne.

L’étude montre alors que plusieurs dysfonctionnements apparaissent :

  • Une diminution de la capacité à brûler les graisses
  • Une production d’énergie moins efficace
  • Une augmentation du stress oxydatif

Autrement dit, le foie reçoit des graisses… mais n’arrive plus à les utiliser correctement. Résultat : elles s’accumulent. Et ce n’est pas seulement un problème de stockage, mais bien un problème de fonctionnement cellulaire.

H2 – Stéatose hépatique : pourquoi le sport améliore le foie ?

H3 – L’exercice physique répare les mitochondries

C’est probablement l’un des résultats les plus encourageants de cette étude. L’activité physique permet d’augmenter le nombre de mitochondries, améliorer leur structure, renforcer leur efficacité. Et donc, concrètement : le foie redevient capable de mieux brûler les graisses. L’activité physique est aujourd’hui considérée comme l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer le foie naturellement et réduire la graisse du foie.

H3 – Même sans perte de poids, le corps s’améliore

Comme dans les études précédentes, un point revient avec force : l’amélioration ne dépend pas uniquement de la perte de poids. L’exercice agit directement au niveau cellulaire. Cela signifie que même sans transformation visible immédiate, le corps travaille déjà en profondeur.

H3 – Sédentarité et stéatose hépatique : un facteur de risque majeur

L’étude ne désigne pas la sédentarité comme unique cause, mais elle met en évidence son rôle majeur. Lorsque nous bougeons peu : les mitochondries sont moins stimulées, leur efficacité diminue, la capacité à utiliser les graisses s’affaiblit. À l’inverse, le mouvement agit comme un signal biologique. Un signal qui dit au corps : “utilise ton énergie”, “réactive tes fonctions”.

Paradoxalement, alors que les preuves des bienfaits de l’activité physique ne cessent de s’accumuler, la sédentarité progresse et devient un problème majeur de santé publique, en partie lié à un manque d’éducation et d’intégration du mouvement dans la vie quotidienne.

H3 – Ce que cela change concrètement dans mon quotidien

En comprenant cela, ma vision a évolué. Il ne s’agit plus seulement de “faire du sport” pour brûler des calories. Mais de redonner au corps la capacité de fonctionner correctement. Aujourd’hui, cela me ramène à quelque chose de très simple : bouger régulièrement, éviter la sédentarité prolongée, intégrer du mouvement dans mon quotidien. Même une marche quotidienne devient un levier puissant.

Ce qu’il faut savoir aussi en tant que femme, c’est qu’après la ménopause, le risque de stéatose hépatique augmente. La baisse des œstrogènes favorise le stockage abdominal et la résistance à l’insuline, rendant l’hygiène de vie encore plus essentielle à cette période.

Pour conclure | Stéatose hépatique : restaurer l’énergie avant tout. Cette étude apporte un éclairage essentiel : la stéatose hépatique n’est pas uniquement une question de graisse. C’est aussi une question d’énergie. Lorsque les mitochondries fonctionnent mal, le foie ne peut plus remplir correctement son rôle. Il accumule au lieu de transformer. Mais la bonne nouvelle, c’est que ce processus est réversible. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela ne passe pas forcément par des changements extrêmes. Mais par quelque chose de plus fondamental : remettre du mouvement dans sa vie. Car derrière chaque pas, chaque effort, chaque mouvement…

ce sont des milliers de mitochondries qui se réactivent. Et peut-être que la vraie transformation commence là.

Source:

Stevanović J, Beleza J, Coxito P, Ascensão A, Magalhães J. Physical exercise and liver « fitness »: Role of mitochondrial function and epigenetics-related mechanisms in non-alcoholic fatty liver disease. Mol Metab. 2020 Feb;32:1-14. doi: 10.1016/j.molmet.2019.11.015. Epub 2019 Nov 29. PMID: 32029220; PMCID: PMC6931125.

    Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ
    Livre fast like a girl du Dr. Mindy PELZ

    ⚠️ Avertissement

    Les informations partagées sur ce blog sont issues de mon expérience personnelle et de mes apprentissages dans le domaine de la santé intégrative. Elles ont pour objectif de sensibiliser, informer et encourager une meilleure compréhension de soi, mais ne remplacent en aucun cas un avis médical. Chaque situation étant unique, si vous avez des questions concernant votre santé physique ou mentale, il est essentiel de consulter un professionnel de santé qualifié (médecin, psychologue, etc.). Certaines approches globales de la santé, comme la médecine fonctionnelle ou l’accompagnement holistique, peuvent également constituer des pistes complémentaires pour mieux comprendre l’origine de certains déséquilibres. Dans tous les cas, toute démarche de soin doit être envisagée avec l’accompagnement adapté.